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Wall Street termine sans direction, freinée par une mauvaise statistique

02/07/2012 04:35 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a terminé la première séance du second semestre sans direction, le recul plus fort qu'attendu de l'activité manufacturière aux Etats-Unis freinant l'élan donné par l'Europe vendredi: le Dow Jones a cédé 0,07% tandis que le Nasdaq a gagné 0,55%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a lâché 8,70 points à 12.871,39 points et le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 16,18 points à 2.951,23 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a avancé de 0,25% (+3,35 points) à 1.365,51 points.

"Le marché a détourné ses yeux de l'Europe", a noté Gregori Volokhine, stratège de Meeschaert New York, à l'approche de la saison des résultats trimestriels des entreprises qui commence la semaine prochaine et des chiffres du chômage et de l'emploi aux Etats-Unis attendus vendredi.

Après avoir oscillé autour de l'équilibre à l'ouverture, toujours soutenu par l'optimisme des courtiers après la conclusion d'un accord crucial en Europe vendredi, l'indice vedette de Wall Street est passé en territoire négatif en cours de matinée à l'annonce du premier recul en près de trois ans en juin de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis.

"Ces chiffres sont pires qu'attendu, l'ISM manufacturier s'établissant à 49,7% (soit sous la barre de 50,0% qui marque la limite entre contraction et expansion de l'activité) alors que nous nous attendions à 52,2% contre 53,5% en mai. C'est une déception", ont indiqué les experts du site d'analyse financière Briefing.com.

"Il est difficile d'y trouver quoi que ce soit de positif (...) ils suggèrent que le rétablissement du secteur manufacturier aux Etats-Unis a vraiment perdu de la vigueur, en grande partie à cause du ralentissement de l'économie mondiale", et de l'Europe, a commenté Lindsey Piegza, de FTN Financial.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont en revanche connu en mai leur hausse la plus forte en 17 mois, selon des chiffres publiés par le ministère du Commerce lundi à Washington.

L'espoir d'une "intervention divine (du président de la Banque centrale américaine ou Fed, Ben) Bernanke est un peu la seule chose qui empêche le marché de baisser davantage après une mauvaise statistique comme celle-là", a ajouté M. Volokhine, en référence à l'anticipation du marché de nouvelles mesures de soutien de la Fed à l'économie américaine.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,580% contre 1,659% vendredi, et celui à 30 ans à 2,683% contre 2,763%.

ppa/sl/sam

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