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Une employée du Palais présidentiel du Venezuela est dans l'eau chaude

02/07/2012 10:37 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

CARACAS, Venezuela - Une employée du Palais présidentiel du Venezuela a été arrêtée et est soupçonnée d'avoir dévoilé des informations confidentielles, ont annoncé des avocats de la poursuite lundi.

La docteure Ana Maria Abreu a été détenue en vertu d'une ordonnance d'un tribunal la semaine dernière, a confirmé le ministère public dans une déclaration officielle. Le ministère ajoute que la docteure Abreu a travaillé au Palais présidentiel pendant 12 ans, durant le règne de Hugo Chavez, et offrait des sons médicaux aux personnes sinistrées lors d'intempéries et à d'autres personnes dans le besoin. La nature des informations qu'elle aurait dévoilées n'a pas été précisée.

Le ministère public s'est limité à dire qu'elle était «liée à la propagation d'informations confidentielles entre l'année 2010 et 2012». Mais le ministère note, en vertu des lois vénézuéliennes, que le dévoilement de «secrets politiques et militaires liés à la sécurité du Venezuela» est passible d'une peine d'emprisonnement de sept à dix ans.

La docteure Abreu est la belle-soeur du militant vénézuélien Rocio San Miguel, un critique du gouvernement qui dirige une organisation qui supervise des questions liées à la sécurité et à la défense.

Dans une entrevue accordée à la chaîne télévisée Globovision, M. San Miguel a déclaré que l'affaire avait une «teinte politique» et ressemblait à une mesure de représailles contre la docteure Abreu en raison de leurs liens de parenté.

Carlos Nieto, l'un des avocats de la docteure Abreu, a nié les accusations et affirmé que l'affaire avait été inventée de toutes pièces dans le but de s'en prendre à M. San Miguel.

«Les seuls éléments sur lesquels ils se basent font référence à trois courriels qui ne disent absolument rien, et dans lesquels se trouve de l'information qui peut être découverte en allant simplement sur Internet», a fait remarquer Me Nieto.

L'avocat a refusé de fournir plus de précisions, expliquant qu'il ne pouvait dévoiler les détails de l'histoire.

La docteure Abreu doit demeurer détenue dans les quartiers généraux des Services nationaux de renseignements bolivariens en attendant que son dossier soit soumis à la cour.

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