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Tunisie: le gouvernement promet une stratégie anti-corruption pour décembre

02/07/2012 03:15 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Le gouvernement tunisien a promis de présenter en décembre une stratégie de lutte contre la corruption, selon l'agence officielle TAP, quelques jours après la démission d'un membre du gouvernement pour dénoncer les blocages en la matière.

Le ministre de la Gouvernance et de la lutte contre la corruption, Abderrahmane Ladgham, a promis devant l'Assemblée nationale constituante (ANC) la publication du document le 9 décembre 2012, selon la TAP.

Le président de l'ANC, Mustapha Ben Jaafar, a réclamé dans la foulée des "solutions rapides et audacieuses pour circonscrire le fléau de la corruption".

Ces annonces interviennent après la démission samedi du ministre tunisien de la Réforme administrative, Mohamed Abbou, qui estimait ne pas disposer des moyens nécessaires pour lutter contre la corruption administrative.

"Les accords conclus avec le gouvernement concernant mes prérogatives n'ont pas été respectés", a dénoncé M. Abbou, également secrétaire général du Congrès pour la République (CPR, centre-gauche) fondé par le président Moncef Marzouki.

"J'ai tenté (...) de convaincre le chef du gouvernement Hamadi Jebali que, sans ces prérogatives, je ne peux pas travailler", a-t-il ajouté, soulignant que dans l'administration ces dossiers "sont d'une rare ampleur".

Cette démission s'ajoute à une crise politique entre le gouvernement et la présidence après l'extradition de l'ex-Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi.

La corruption et la question de la répartition des intérêts économiques de la famille du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali sont deux sujets politico-économiques clés en Tunisie mais sur lesquels le gouvernement, dominé par les islamistes, n'a que peu avancé.

alf/Bsh/vl

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