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"The Amazing Spider-Man": la jeunesse de l'homme-araignée

02/07/2012 06:01 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

PARIS - C'est le quatrième de la série, mais c'est une nouvelle histoire qui (re)commence. Dans "The Amazing Spider-Man" (ce mercredi sur les écrans français), on plonge dans l'enfance et l'adolescence de Peter Parker et l'on comprend mieux les motivations -et les angoisses- de l'homme-araignée.

Les trois premières adaptations de la célèbre BD avaient été réalisées en 2002, 2004 et 2007 par Sam Raimi, Tobey Maguire interprétant le héros et sa fiancée étant incarnée par Kirsten Dunst. Ici, ce "Spider-Man-4" n'est pas une suite, mais pas non plus un "prequel" comme c'est la mode en ce moment. On reprend simplement l'histoire de Peter Parker quand il était enfant.

Le réalisateur est Marc Webb, dont c'est le second long-métrage après "(500) Jours ensemble", un premier film très différent, très personnel et indépendant, réalisé loin des grands studios hollywoodiens.

Et le nouveau Spider-Man a les traits d'un ado, puisque dans le film il a 17 ans. C'est le longiligne et fluet Andrew Garfield, remarqué en 2010 dans "The Social Network" et "Never Let Me Go", qui endosse cette fois-ci le costume de l'homme-araignée.

Le film commence donc quand Peter Parker a sept ans. Un jour, en raison d'une menace qui restera inconnue, ses parents s'enfuient et le confient à son oncle et sa tante. Les deux parents meurent peu après dans un accident d'avion, le gamin est élevé par tonton et tatie (Martin Sheen et Sally Field).

Une dizaine d'années plus tard, alors qu'il est au lycée, l'adolescent retrouve l'homme qui posait à côté de son père sur une vieille photo retrouvée dans son cartable. Les deux hommes étaient des scientifiques travaillant sur le même projet.

L'homme en question, ancien associé de son père, est le Dr Curt Connors (Rhys Ifans), amputé d'une partie du bras droit, qui continue ses recherches sur les transferts génétiques et le renouvellement des cellules. Puisque la queue des lézards repousse quand on la coupe, pourquoi ne pourrait-il pas retrouver son bout de bras manquant, rêve-t-il.

C'est en visitant en cachette les laboratoires du Dr Connors, où l'on mène des expériences innovantes pour soigner la maladie de Parkinson et où l'on fabrique des fils d'araignée à la chaîne, que Peter Parker est piqué dans le cou par une de ces bestioles.

Dès lors il s'aperçoit qu'il a des pouvoirs très spéciaux: une force surhumaine, une agilité hors du commun et la capacité de produire, au niveau de ses poignets, le même fil dont les araignées tissent leur toile. Dès lors, il va arrêter de se laisser marcher sur les pieds par plus fort que lui au lycée. Il va aussi prendre plus d'assurance auprès de sa jolie camarade de classe, Gwen Stacy (Emma Stone), 17 ans comme lui, dont il est amoureux.

Malgré ses nouveaux super-pouvoirs, Spider-Man ne va cependant pas se mettre tout de suite à jouer les héros. D'abord, il a des ennuis avec la police, qui cherche à l'attraper. Ensuite, il est obsédé par l'idée de découvrir ce qui est arrivé à son père et quels étaient ses rapports avec son associé, le Dr Connors. Et enfin, il va devoir affronter celui-ci, dont les travaux sur les lézards progressent vite...

Nouveau costume, nouveau look d'ado fragile, nouvelles explications sur son enfance: pour le spectateur, c'est un Spider-Man inconnu que l'on découvre. "De nombreux aspects de l'oeuvre de 'Spider-Man' n'ont pas été explorés au cinéma", explique le réalisateur. "La perte de ses parents est le point de départ de la quête de Peter. J'étais curieux de savoir quelles conséquences psychologiques et émotionnelles cet événement tragique pouvait avoir eues sur lui. En fin de compte, c'est l'histoire d'un gamin qui part à la recherche de son père et qui se découvre lui-même".

Que les amateurs de cascades, d'aventures et de suspense se rassurent cependant: ce "Spider-Man-4" plus psychologique, dans lequel le héros semble plus fragile et se pose beaucoup de questions existentielles, reste un film d'action aux scènes spectaculaires. Et ceux qui pourront le voir en 3D se sentiront, notamment dans les séquences finales, voler dans les airs, entre les gratte-ciel de New York, suspendus à un fil invisible. AP

xmed/mw

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