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Syrie: l'opposition a des "garanties en acier" sur une transition sans Assad (USA)

02/07/2012 04:28 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont jugé lundi que le plan international adopté ce week-end à Genève sur une transition politique en Syrie offrait à l'opposition des "garanties en acier" pour que le président Bachar al-Assad ne participe jamais à un futur gouvernement.

Des opposants syriens tentaient lundi au Caire, sous l'égide de la Ligue arabe, d'élaborer une vision commune de l'après-Assad, après avoir rejeté cette feuille de route internationale endossée sous l'égide du médiateur Kofi Annan.

Samedi à Genève, le Groupe d'action sur la Syrie, réunissant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne), la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe, a trouvé un accord sur les principes d'une transition en Syrie.

L'accord prévoit un gouvernement de transition qui pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l'opposition, et qui devra être formé sur la base d'un "consentement mutuel".

Damas n'a pas officiellement réagi à l'accord, qualifié d'échec dans la presse officielle car "non fondé sur l'avis du peuple syrien".

L'opposition a dénoncé l'absence "de mécanisme de travail clair et de calendrier, laissant le régime impuni", et réclamé à nouveau "le départ de Bachar al-Assad et de sa clique".

Mais la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a rappelé que le plan Annan contenait une clause aux termes de laquelle les membres de ce futur organe gouvernemental de transition devront être acceptés par "consentement mutuel".

"Il n'y a donc aucune raison pour qu'Assad, ses proches ou qui que ce soit qui ait du sang sur les mains puissent remplir ces critères", a répété Mme Nuland devant la presse.

"Nous pensons que cette assurance écrite (...) leur donne (aux membres de l'opposition) des garanties en acier trempé pour qu'ils puissent opposer leur veto à des gens comme Assad", a martelé la porte-parole de la diplomatie américaine.

En plus de 15 mois de révolte, la répression puis, depuis quelques mois, les combats entre l'armée de Bachar al-Assad et les rebelles ont fait plus de 16.500 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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