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Rebelles et militants en Syrie boycottent réunion de l'opposition au Caire

02/07/2012 02:59 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

Les rebelles et des militants sur le terrain en Syrie ont annoncé lundi qu'ils boycottaient la réunion de l'opposition au Caire, la qualifiant de "complot" et accusant ses participants de se plier à un "programme russo-iranien".

Des groupes d'opposants, notamment le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition à l'étranger, se réunissent lundi au Caire pour tenter de parvenir à une vision unifiée de la transition et l'avenir de la Syrie. Des ministres de pays arabes devraient y participer.

"Nous refusons toute forme de dialogue et de négociation avec les bandes d'assassins (...) et nous ne permettrons à personne d'imposer à la Syrie et son peuple les plans russes et iraniens", indique un communiqué signé de l'Armée syrienne libre (ASL) et de militants "indépendants".

La Russie et l'Iran sont les deux principaux soutiens de Damas.

Les rebelles et les militants critiquent notamment le fait que la réunion "refuse l'idée d'une intervention militaire étrangère pour sauver le peuple" et "ignore la question des zones tampons protégées par la communauté internationale, des corridors humanitaires, de l'embargo aérien et de l'armement des rebelles".

La réunion intervient également "après les dangereuses décisions de la conférence Genève qui visent à sauver le régime, à dialoguer avec lui et à former un gouvernement d'union avec les assassins de nos enfants".

"La conférence du Caire vise à donner une nouvelle chance à l'émissaire Kofi Annan pour manoeuvrer de nouveau pour convaincre Assad d'appliquer son plan en six points (...), oubliant que des milliers de personnes sont tombées en martyrs depuis le début de l'application de ce plan", le 12 avril, note le communiqué.

La presse officielle syrienne et des opposants ont qualifié dimanche d'échec la réunion la veille à Genève du Groupe d'action sur la Syrie qui a aboutit à un accord sur un gouvernement de transition politique qui pourra inclure des membres du gouvernement actuel et de l'opposition, et doit être formé sur la base d'un consentement mutuel.

Le CNS a estimé après cette conférence internationale que "la déclaration de Genève ne précise pas de mécanisme de travail clair ni de calendrier, laissant le régime impuni".

"Cela fait craindre la mort de dizaines de milliers de personnes avant que la communauté internationale ne se rende compte de nouveau qu'elle fait face à un régime qui ne respecte aucun engagement", a souligné le CNS, réclamant à nouveau "le départ de Bachar al-Assad et de sa clique".

ram/sk/cnp

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