NOUVELLES

Ravitaillement de l'Otan en Afghanistan: le Pentagone exige plus de fonds

02/07/2012 05:23 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Le Pentagone a demandé lundi le transfert de plusieurs milliards de dollars, au sein du budget de la défense, vers les frais de ravitaillement de l'Otan en Afghanistan, beaucoup plus chers à cause de la fermeture par Islamabad des routes passant par le Pakistan.

Dans une lettre adressée au Congrès, le ministère de la Défense a demandé de "reprogrammer" 8,2 milliards de dollars de fonds à l'origine alloués à des missions plus prioritaires, a indiqué le porte-parole du Pentagone John Kirby.

La requête provient de "coûts non anticipés que nous n'avions pas prévus", a-t-il indiqué à la presse, ajoutant que la question des services qui pâtiraient de ces ponctions restait floue.

Les surcoûts pour la coalition internationale en Afghanistan sont dus en grande partie à "la fermeture des voies terrestres de communication" au Pakistan, qui coûte davantage en essence et en "heures de vol", a-t-il précisé.

Islamabad interdit depuis sept mois le passage des convois routiers de l'Otan sur son territoire en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines contre un poste frontière pakistanais en novembre.

Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait affirmé le mois dernier que le surcoût était de l'ordre de 100 millions de dollars par mois pour les Etats-Unis.

La semaine dernière, le vice-amiral Mark Harnitchek, directeur de l'agence du Pentagone chargée de la logistique (DLA), avait dit qu'il était "presque trois fois plus cher de venir par le nord (Russie et Asie centrale) que depuis le Pakistan. Plus cher et plus lent."

Au niveau de la consommation d'essence, ce détour a déjà coûté, selon le Pentagone, environ 2,1 milliards de dollars supplémentaires.

Cette demande de réallocation de fonds concerne aussi l'envoi d'un nouveau porte-avions dans la région du Golfe. Un déploiement lié à la montée des tensions avec l'Iran qui a menacé à plusieurs reprises, en décembre et janvier, de bloquer le détroit d'Ormuz en réaction à la pression internationale accrue sur son programme nucléaire.

ddl/lor/bar

PLUS:afp