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Pyongyang continue à violer les sanctions, selon le groupe d'experts de l'ONU

02/07/2012 04:51 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

NEW YORK, États-Unis - La Corée du Nord viole toujours les sanctions imposées par les Nations unies en tentant d'expédier des armes en Syrie et en Birmanie, et en important illégalement des produits de luxe, selon un rapport produit par un groupe d'experts de l'ONU.

Aucune infraction impliquant des armes nucléaires, chimiques et biologiques ou des missiles balistiques ne figure dans le document de 74 pages destiné au comité du Conseil de sécurité responsable de faire un suivi sur les sanctions. Le rapport a été rendu public vendredi dernier.

Les «nouveaux missiles balistiques» KN-08 paradés en avril dernier dans les rues de Pyongyang lors des célébrations du centième anniversaire de naissance de Kim Il Sung pourraient être des faux, peut-on lire dans le document.

Le Conseil de sécurité a imposé des sanctions contre la Corée du Nord après un premier test nucléaire réalisé en 2006. Trois ans plus tard, la nation isolée récidivait, ce qui avait amené l'organe onusien à resserrer les sanctions.

Le groupe d'experts a découvert des «preuves éloquentes» que Pyongyang «continue à défier activement les mesures comprises dans ces résolutions», citant des «tactiques élaborées» mises en oeuvre «lors de nombreuses interceptions de produits proscrits».

Le Corée du Nord a tenté à plusieurs reprises de faire parvenir du matériel utilisé dans la fabrication d'armes en Syrie et en Birmanie. Un rapport français relate l'interception, en novembre 2010, d'une cargaison de disques de laiton et de tiges de cuivre qui servent à fabriquer des munitions d'artillerie et des cylindres en alliage d'aluminium utilisés dans la fabrication de roquettes.

Les biens de luxe illégaux importés comprennent du tabac, des bouteilles de saké, des pianos d'occasion et des véhicules de marque Mercedes Benz d'occasion, selon le document.

Le précédent rapport sur la Corée du Nord, produit en mai 2011, n'avait pas été rendu public en raison des objections de la Chine, qui entretient des liens étroits avec la Corée du Nord.

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