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JO-2012 - Londres transformée en forteresse pour les jeux Olympiques

02/07/2012 07:26 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Pour les jeux Olympiques Londres met en place le plus important dispositif de sécurité jamais déployé dans le pays en temps de paix, qui va transformer la capitale en une véritable forteresse protégée par un navire de guerre sur la Tamise, voire des missiles sur les toits.

Plus de 40.000 hommes - militaires et civils- seront mobilisés, avec l'appui d'un impressionnant dispositif de renseignement, pour veiller sur les sites olympiques, les athlètes et les millions de visiteurs.

Ce dispositif exceptionnel, qui coûtera 553 millions de livres (662 millions d'euros), est destiné à faire face à une panoplie de scénarios, allant de l'attentat d'un "loup solitaire" à une cyber-attaque en passant par des manifestations, des émeutes, une panne du réseau de transports et même des conditions climatiques extrêmes.

Avant même le début des Jeux le 27 juillet, le voyage de la torche olympique au Royaume-Uni a été surveillé de très près. Le seul incident notable a été jusqu'à présent une manifestation lors du passage en Irlande du Nord.

Le ministre britannique de la Défense Philip Hammond a assuré récemment que le vaste exercice militaire d'entraînement organisé en mai "avait atteint ses objectifs".

Cet exercice - une simulation d'attaque terroriste - incluait le mouillage du porte-hélicoptères HMS Ocean près de Greenwich, à l'est de Londres, et le déploiement d'avions de combat de la Royal Air Force sur une base près de Londres, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale.

Le ministre doit aussi se décider prochainement sur le déploiement de missiles sol-air dans la capitale, pour se prémunir d'attaques terroristes du type de celles du 11 septembre. Au grand dam de certains locataires peu désireux de voir ces engins installés sur le toit de leur immeuble.

Une répétition a déjà eu lieu pendant l'exercice de mai. Des batteries antiaériennes ont été installées près du parc de Greenwich, où doivent se tenir des compétitions équestres, et sur des bâtiments résidentiels près du parc olympique.

Côté effectifs, la pièce maîtresse du dispositif de 40.000 hommes mobilisés pour les Jeux sera un contingent de 13.500 soldats des trois armes, air-terre-mer. C'est plus que celui de 9.500 hommes actuellement en Afghanistan.

Quelque 12.500 policiers seront sur le pont chaque jour, soit l'opération de police la plus importante jamais préparée dans le pays. Auxquels il faudra ajouter plus de 16.000 gardes privés et de bénévoles.

Le MI5, le renseignement intérieur, a, dit-on, suspendu tous les congés pour ses quelque 3.800 agents.

Sans attendre les Jeux, les services secrets britanniques ont entrepris d'éplucher les dossiers de près de 500.000 athlètes, entraîneurs, membres de la sécurité, journalistes et demandeurs d'un visa de tourisme en provenance des quelque 200 pays en compétition.

L'armée prendra en charge l'espace aérien au dessus de Londres, du jamais vu non plus depuis le second conflit mondial. Les contrôleurs aériens civils seront placés sous la tutelle du ministère de la Défense.

La sécurité est depuis le départ une des préoccupations majeures des Jeux de Londres qui, le 7 juillet 2005, au lendemain de sa sélection comme pays hôte des JO-2012, a été le théâtre d'une série d'attentats terroristes dans trois métros et un bus, faisant 52 morts.

Les organisateurs ont aussi en mémoire la prise d'otages meurtrière d'athlètes israéliens il y a 40 ans, aux JO de Munich, et l'explosion d'une bombe en 1996 à ceux d'Atlanta.

"On ne peut maîtriser tous les risques", a expliqué à l'AFP Margaret Gilmore, spécialiste des questions de sécurité au Royal United Services Institute. "Mais on peut quand même faire beaucoup pour empêcher quelqu'un de lancer une attaque ou de perturber les Jeux et, en cas d'attentats par exemple, en minimiser l'impact".

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