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JO-2012 - Londres revendique une pluie de records avant ses 3e Jeux

02/07/2012 05:29 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Il était exclu de rivaliser avec le gigantisme ostentatoire de Pékin en 2008, alors les 3e jeux Olympiques de Londres --du 27 juillet au 12 août-- proclament haut et fort leur souci de l'environnement et leur volonté de transmettre un héritage durable.

La capitale britannique a été élue en 2005 aux dépens de Paris sur une triple promesse: celle de régénérer les quartiers déshérités de l'East-End londonien; de s'abstenir d'ouvrages pharaoniques sans lendemain; et de promouvoir la pratique sportive sur le long terme.

De fait, l'essentiel du grand chantier olympique, ainsi que le village des athlètes, a vu le jour sur d'anciennes friches industrielles dépolluées.

Pari tenu, assurent les organisateurs: nombre des installations sont démontables, recyclables, modulables. A commencer par le grand stade où la reine Elizabeth II déclarera les Jeux ouverts le 27 juillet, devant 80.000 spectateurs et plus d'un milliard de téléspectateurs.

Jacques Rogge, le président du Comité International Olympique (CIO), insistait pour que "les Jeux ne soient pas un événement de 15 jours". Londres promet d'être "un modèle du genre", selon lui.

Il conviendra cependant d'attendre quelques années pour vérifier si l'Est de la ville s'est développé au delà de quelques poches de prospérité et de zones vertes créées comme par magie. Et pour s'assurer que le chômage, les inégalités, les gangs et la prostitution n'ont pas repris tous leurs droits, passés les flonflons de la fête sportive.

Quoi qu'il en soit, les organisateurs se prévalent d'ores et déjà d'une pluie de records.

Avant tout, Londres n'est pas peu fière de son statut de première ville au monde à réaliser le triplé olympique. Après les Jeux de 1908, premiers de dimension réellement internationale, et ceux de 1948, dits "de l'austérité", qui ont promu un retour aux valeurs olympiques au sortir d'années de guerre.

Le gouvernement s'enorgueillit aussi d'avoir tenu le budget de 11,5 milliards d'euros (plus de trois fois inférieur à celui de Pékin), et évoque même une économie de 500 millions. L'argument est essentiel, au moment où le pays renoue avec la récession. Mais l'auto-satisfecit passe sous silence le fait que l'ardoise finale est quatre fois supérieure au devis initial.

Pour faire mentir ceux qui redoutent le chaos dans les transports, des investissements colossaux ont été consentis. L'effort comprend une nouvelle desserte ferroviaire, un téléphérique au dessus de la Tamise et l'aménagement de couloirs réservés aux véhicules de "la famille olympique": les 10.000 athlètes, 25.000 journalistes et plusieurs milliers de dirigeants et VIP.

Aux dires du Premier ministre David Cameron, le dispositif de sécurité au Royaume-Uni sera "le plus imposant en temps de paix", avec la mobilisation de 40.000 policiers et soldats.

La capitale a subi un attentat d'ampleur inédite, avec un bilan de 52 morts, en juillet 2005, 24 heures après avoir été choisie pour accueillir les JO. Les Jeux "restent une cible de choix pour nos ennemis", a rappelé le chef du MI5, Jonathan Evans.

D'innombrables exercices ont été menés pour se préparer aux menaces: terrorisme émanant d'un groupe ou d'un "loup solitaire", répétition des émeutes de l'été dernier, accident. Toutefois, les célébrations du jubilé de diamant de la reine en présence de foules considérables ont permis une répétition grandeur nature bienvenue, en juin.

Dans l'espoir d'éclipser l'époustouflant spectacle pyrotechnique pékinois, Londres a confié la cérémonie d'ouverture au réalisateur de "Slumdog millionaire", récompensé par 8 Oscars. Danny Boyle promet une série de tableaux "résolument British". Le premier déploiera une dizaine de milliers de figurants, trois vaches, 70 moutons et toute une basse-cour, dans le stade transformé en coin de campagne anglaise.

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