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Euro-2012: Prandelli a donné un style à l'Italie

02/07/2012 05:56 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Le sélectionneur Cesare Prandelli a ramené l'Italie sur le devant de la scène en lui imprimant un nouveau style, plus offensif, et la raclée contre l'Espagne (4-0) en finale de l'Euro-2012 ne doit pas masquer les gigantesques progrès accomplis en deux ans.

Petit à petit l'Italie de Prandelli fait son nid. Avant le début du tournoi, le 3-0 encaissé contre la Russie, troisième match amical perdu sur trois dans la saison, laissait augurer le pire pour la "Nazionale", déjà ridicule au Mondial-2010, où elle avait été éliminée au premier tour. Elle a atteint la finale de l'Euro, où elle a été mâchée, certes, mais par une des plus grandes équipes de l'histoire du football.

Le sélectionneur met "8 sur 10" à son équipe. "On a commencé le tournoi avec quelques problèmes, dit-il. On avait l'Espagne dans notre groupe (1-1) mais on a joué des matches formidables. Si vous êtes unis et que vous vous battez, vous pouvez allez loin. On a perdu avec dignité. Je suis très fier de mon équipe."

L'homme de la Renaissance italienne reste positif. "Ce sont des expériences qu'il faut vivre, explique-t-il, prenant l'exemple de Mario Balotelli en larmes sur le banc après la finale. Il faut accepter la défaite et faire en sorte que ça serve de leçon et que ça aide à grandir."

Le buteur de Manchester City est à l'image de son équipe. Il a progressé depuis le début du tournoi et prouvé qu'il était compatible avec le très haut niveau, notamment lors de sa demi-finale de feu où son doublé a mis à terre l'Allemagne (2-1), l'autre favorite avec l'Espagne.

Arrivés "cuits" à Kiev, selon Daniele De Rossi, un des rares Italiens à surnager en finale, les "Azzurri" ont logiquement explosé contre une "Roja" qui a réussi un de ses plus grands matches.

L'Italie "a changé de système en cours de compétition sans difficulté et ceux qui sont entrés en jeu ont toujours été bons", insiste le milieu de terrain romain.

Entre les blessures d'Andrea Barzagli et Giorgio Chiellini, inconsolable après sa rechute au début de la finale, entre le renforcement à cinq en défense pour les deux premiers matches et le retour à quatre arrières, l'Italie n'a jamais perdu le fil, sauf dimanche, où elle a encaissé la plus sévère défaite de l'histoire des finales, Euro et Coupes du monde confondus.

Le "rombo", milieu de terrain en losange, a très bien fonctionné et servira à attaquer les qualifications du Mondial-2014, le 7 septembre à Sofia contre la Bulgarie.

"Critiquer ce qui a été adoré trois jours plus tôt ne serait pas très cohérent", répond De Rossi aux reproches sur les choix tactiques et les remplacements en finale. Prandelli "a fait un gros travail pendant deux ans, et il saura nous donner la motivation quand on va reprendre la compétition", assure le Romain.

Les joueurs retiennent aussi que l'Italie a retrouvé son équipe nationale. La foule s'est massée devant les écrans géants à Rome ou à Milan.

Les "Azzurri" ont "rallumé la passion des Italiens. On leur a rendu la fierté après le scandale d'avant l'Euro", dit encore De Rossi, évoquant le scandale des matches truqués du "Calcioscommesse".

"On a fait un très beau parcours en jouant en équipe et la Nazionale a progressé", conclut le capitaine Gianluigi Buffon.

eba/mam/jr

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