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Bethléem/Unesco: l'Eglise catholique demande le respect du statu quo

02/07/2012 10:44 EDT | Actualisé 01/09/2012 05:12 EDT

Le Patriarcat latin (catholique) de Jérusalem a salué lundi l'inscription de la basilique de la Nativité de Bethléem au Patrimoine mondial de l'Unesco, obtenue par les Palestiniens, mais a demandé le respect du "statu quo" entre les Eglises locales pour l'administration du site.

"Le Patriarcat tient à souligner que Bethléem, avant d'être le premier site palestinien inscrit sur la liste de l'Unesco, appartenait déjà au Patrimoine de l'Humanité, quand on sait que 2 milliards de chrétiens vénèrent le lieu ainsi qu'1 milliard de musulmans, qui reconnaissent Jésus comme un prophète", souligne un communiqué.

Située en Cisjordanie, "Bethléem fait partie des Territoires Palestiniens, c'était donc pour l'Autorité palestinienne un droit et même un devoir" de demander le classement, ajoute le Patriarcat, en saluant une décision "très positive" de l'Unesco et une "victoire diplomatique".

Les Palestiniens ont revendiqué vendredi une victoire "historique" en obtenant l'inscription de la basilique de la Nativité au Patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), une première pour un site palestinien.

Les Eglises gardiennes des lieux saints -- grecque orthodoxe, latine et arménienne -- avaient exprimé des réserves sur la candidature par crainte d'une "instrumentalisation" du site.

"Il existe un règlement interne, le statu quo, qui règle les relations entre les différents communautés chrétiennes et leur droits et devoirs par rapport au fonctionnement et à l'entretien de la Nativité. Il est souhaitable que l'Unesco et l'Autorité palestinienne respectent cette particularité et n'interviennent que dans les cas exceptionnels", rappelle le Patriarcat.

Le custode catholique de Terre sainte, le franciscain Pierbattista Pizzaballa, a précisé que les Eglises avaient reçu l'assurance écrite du président palestinien Mahmoud Abbas qu'elles resteraient autonomes pour la gestion de la Nativité.

"Pour les Eglises, les lieux saints doivent être tenus pour des lieux saints et la culture et la politique locale et internationale ne doivent pas intervenir", a-t-il déclaré au site de son ordre.

agr/sst/fc

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