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Syrie: la réunion de Genève "n'a pas été un succès", selon Téhéran

01/07/2012 06:54 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

L'Iran a estimé dimanche que la réunion du Groupe d'action sur la Syrie samedi à Genève, qui a abouti à un accord entre les puissances mondiales sur les principes d'une transition à Damas, "n'a pas été un succès" du fait notamment de l'absence de Téhéran.

"Il y a eu de fortes tensions entre la Russie et les Etats-Unis lors des réunions d'experts (...) et la réunion de Genève, comme les précédentes, n'a pas été un succès en raison de l'absence de la Syrie (gouvernement, ndlr) et des nations ayant une influence sur les événements dans ce pays", a déclaré Hossein Amir-Abdollahian, vice-ministre des Affaires étrangères, à la télévision d'Etat.

La réunion de Genève a réuni les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe.

Principal allié régional de la Syrie, l'Iran n'a pas été invité en raison de l'opposition des pays occidentaux à sa présence, pourtant souhaitée par la Russie et Kofi Annan, l'émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe.

Téhéran soutient le président Bachar al-Assad et dénonce le soutien apporté aux rebelles par des pays occidentaux et certains pays arabes.

Les participants à la réunion de Genève se sont accordés sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le président Assad tourne au conflit armé.

Les Etats-Unis ont estimé que l'accord ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", mais la Russie et la Chine ont réaffirmé qu'il revenait aux Syriens de choisir leur avenir.

"Toute décision imposée de l'extérieur sans la présence du gouvernement et du peuple syrien et sans un dialogue national ne donnera aucun résultat", a estimé M. Amir-Abdollahian, rejoignant la position de la Russie et de la Chine.

Il a de nouveau dénoncé "les actions de certains pays étrangers qui envoient des armes en Syrie", en affirmant que cela "met en danger non seulement la sécurité de la Syrie mais aussi la sécurité au Proche-Orient et dans le monde".

sgh/lma/cnp

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