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Nord du Mali: Bamako et Alger affirment leur convergence de vues

01/07/2012 02:06 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

Le ministre malien des Affaires étrangères, Sadio Lamine Sow, a déclaré dimanche à Alger avoir "discuté franchement de toutes les questions" sur le conflit du Mali avec les responsables algériens et indiqué que les deux parties étaient sur "la même voie et la même longueur d'ondes".

"Nous avons discuté franchement de toutes les questions", a-t-il indiqué à l'issue de discussions avec le ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines Abdelkader Messahel. "Nous sommes sur la bonne direction, la même voie et la même longueur d'ondes", a affirmé M. Lamine Sow, également ministre de la Coopération internationale, cité par l'agence APS.

M. Messahel a confirmé que leur séance de travail avait "fait ressortir une convergence de vues et d'analyses". Elle "nous a permis d'avoir des précisions sur la situation prévalant au Mali et sur les efforts déployés par le gouvernement malien", a-t-il ajouté.

Les difficultés auxquelles est confronté le Mali "doivent trouver leur solution" dans le cadre de la préservation de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale de ce pays, a-t-il rappelé.

Cette position, que l'Algérie a toujours exprimée et réitérée, "se confond avec celles de l'Union africaine, de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), des Nations unies et de tous les partenaires", a-t-il rappelé.

Pour Alger également, il existe un espace pour la négociation entre le gouvernement malien et les acteurs "qui acceptent de s'inscrire dans une logique de solution politique qui préserve l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Mali et qui tienne compte des revendications légitimes des populations du Nord".

Alger, qui connaît bien la situation chez son voisin malien pour avoir déjà été le médiateur entre les Touareg du Nord et Bamako, est très sollicité pour apporter son concours à une solution au conflit du Nord malien désormais sous le contrôle des islamistes et de divers groupes armés qui ont profité de la confusion créée à Bamako par un coup d'Etat militaire le 22 mars.

Nombre de ministres de la région et de l'organisation ouest-africaine se sont succédé à Alger, un pays clé dans la recherche d'une solution pour son voisin: d'abord "politique" mais "l'option militaire" ne semble plus exclue.

L'Algérie avait parrainé en juillet 2006 un accord de paix dans la région de Kidal (nord-est du Mali) conclu entre l'aile politique de la rébellion touareg de l'époque et le gouvernement malien.

Enfin, M. Messahel a indiqué que son pays avait offert plus de 5.220 tonnes d'aide humanitaire au Mali et revu l'accord de 10 millions de dollars qui entre dans le cadre des lignes de crédit ouvertes pour aider ce pays.

Le Nord du Mali est contrôlé par des groupes armés aux objectifs divergents, islamistes et touaregs indépendantistes, dont le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui a revendiqué deux attentats dans le Sud algérien: un contre la gendarmerie à Tamanrasset le 23 mars (23 blessés) et un autre vendredi contre le siège régional de la gendarmerie à Ouargla (un mort et trois blessés).

bmk/sd

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