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L'émir du Koweït accepte la démission en bloc du gouvernement et du PM

01/07/2012 08:02 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

KUWAIT CITY - Les dirigeants du Koweït ont accepté la démission du premier ministre et de son cabinet, a annoncé dimanche l'agence de presse officielle de ce pays membre de l'OPEP, jetant les bases de la formation d'un nouveau gouvernement.

Cette décision est la plus récente étape d'un processus visant à briser le statu-quo politique entre la dynastie dirigeante pro-occidentale et les islamistes conservateurs et autres législateurs de l'opposition.

Un ordre de l'émir, le cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah, demande au gouvernement de continuer à fonctionner pour expédier les affaires courantes jusqu'à ce qu'un nouveau cabinet soit choisi, a rapporté l'agence de presse.

Les ministres ont remis leur démission collective la semaine dernière. Ce geste et l'acceptation subséquente de l'émir sont considérées comme étant des formalités après qu'une cour ait jugé, le 20 juin, que les élections parlementaires tenues en février étaient anticonstitutionnelles.

Le premier ministre, le cheikh Jaber Al Hamad Al Sabah, un membre de la famille royale, a déclaré que son cabinet et lui-même démissionnaient «pour respecter toutes les procédures légales et constitutionnelles, ainsi que pour la mise en application normale de la décision de la Cour constitutionnelle».

Le jugement de la cour demande le retour de la législature précédente, élue en 2009. Ces législateurs sont vus comme étant plus libéraux et partisans du gouvernement que le Parlement élu en février, qui est dominé par des islamistes de la ligne dure et leurs alliés tribaux conservateurs. Les tensions ont augmenté depuis.

Le Koweït possède le parlement le plus politiquement indépendant du Golfe. Celui-ci demande régulièrement à interroger de hauts responsables et a la capacité de tenir des votes de confiance pour expulser des responsables ministériels.

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