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L'émir du Koweït accepte la démission du gouvernement

01/07/2012 07:02 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

L'émir du Koweït Sabah al-Ahmad Al-Sabah a accepté dimanche la démission de son gouvernement, présentée en début de semaine après une décision de la Cour constitutionnelle d'invalider le Parlement élu en février.

Dans un décret publié par l'agence officielle Kuna, le chef de l'Etat a chargé le gouvernement démissionnaire, conduit par cheikh Jaber Moubarak Al-Sabah, de gérer les affaires courantes jusqu'à la formation d'un nouveau cabinet.

Le 25 juin, le gouvernement avait présenté sa démission après la décision de la Cour constitutionnelle d'invalider le Parlement, élu en février et dominé par l'opposition, et de rétablir la précédente Chambre.

Le ministre de l'Information, Mohammed Abdallah al-Sabah, avait alors indiqué qu'un nouveau gouvernement devrait "prendre les mesures légales et constitutionnelles nécessaires afin d'appliquer la décision de la justice".

Il s'agit du neuvième gouvernement à démissionner au Koweït depuis février 2006. Deux de ses 16 membres avaient été poussés à la démission ces dernières semaines sous la pression de députés de l'opposition, les accusant de corruption ou d'irrégularités.

L'émir doit entamer dès lundi des consultations pour la formation d'un nouveau gouvernement et le Premier ministre démissionnaire pourrait en avoir la charge.

Ce dernier avait succédé à cheikh Nasser Mohammed al-Ahmad Al-Sabah, membre lui aussi de la famille régnante, qui avait dû démissionner en novembre sous la pression de la rue à la suite d'accusations de corruption.

Une fois formé, le nouveau gouvernement devra proposer à l'émir de dissoudre la Chambre réinstallée, pour ouvrir la voie à de nouvelles élections, indique-t-on dans les milieux politiques.

Membre de l'Opep, le Koweït, première monarchie du Golfe à avoir un Parlement élu, connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein de la famille princière des Al-Sabah qui règne depuis plus de 250 ans.

Le gouvernement a ainsi démissionné à neuf reprises et le Parlement a été dissous cinq fois.

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