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Le cercueil d'Yitzhak Shamir présenté lundi dans l'enceinte du Parlement

01/07/2012 02:32 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

Le cerceuil de l'ancien Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, décédé samedi à l'âge de 96 ans, sera présenté lundi au public dans l'enceinte du Parlement à Jérusalem avant son enterrement, a annoncé dimanche Yotam Yakir, un porte-parole de la Knesset.

"Le cercueil sera déposé à la Knesset, où le public pourra venir lui rendre un dernier hommage avant son inhumation" au cimetière au Mont Herzl à Jérusalem, dans le carré réservé aux héros de la nation, a précisé M. Yakir à l'AFP.

M. Shamir a été Premier ministre d'Israël de 1983 à 1984 puis de 1986 à 1992. Auparavant il avait été président de la Knesset et ministre des Affaires étrangères.

Retiré de la vie politique depuis 1996, il souffrait ces dernières années de la maladie d'Alzheimer et vivait dans une maison de retraite au nord de Tel Aviv.

Dimanche, les médias locaux évoquaient un "homme de fer", un partisan intransigeant du "Grand Israël" hostile à la moindre concession territoriale aux Palestiniens, tout en soulignant que M. Shamir avait su, dans certaines circonstances, faire preuve de pragmatisme.

En 1991, M. Shamir s'est ainsi abstenu de répliquer aux 39 missiles Scud tirés vers Israël par l'Irak dirigée Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe.

Moshé Arens, ministre de la Défense à l'époque, a toutefois révélé dimanche à la radio publique que M. Shamir avait décidé de contre-attaquer, mais qu'un cessez-le-feu décrété le président américain George Bush avait empêché une telle opération.

"Au début de la guerre, nous ne pouvions pas lancer d'attaque sans coordination avec les Américains. Avec la poursuite des tirs de missiles, Yitzhak Shamir m'a envoyé à Washington pour annoncer que nous allions passer à l'action. Mais c'est précisément à ce moment-là que le président américain a annoncé un cessez-le-feu", a expliqué M. Arens.

Les missiles irakiens à ogives conventionnelles, tirés principalement sur Tel Aviv et sa banlieue, avaient fait deux morts et des centaines de blessés.

jlr/fc

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