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Kiev se prépare pour la finale de l'Euro-2012

01/07/2012 09:33 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

Des milliers d'Ukrainiens et d'étrangers s'entassaient dimanche à Kiev dans la zone spécialement aménagée pour les amateurs de football au centre-ville, où des militantes pro-démocratie ont manifesté seins nus, peu avant la finale de l'Euro-2012, Espagne-Italie.

Des supporteurs, parmi lesquels beaucoup d'Espagnols et d'Italiens, se rassemblaient dans l'artère principale de la capitale ukrainienne devenue piétonne pendant la durée du championnat d'Europe co-organisé par l'Ukraine et la Pologne.

Au total, jusqu'à 500.000 étrangers pourraient venir à Kiev pour la clôture du championnat qui avait débuté le 8 juin a Varsovie, selon les autorités ukrainiennes.

"Je suis content que l'Ukraine ait eu le grand honneur d'organiser l'Euro-2012 avec la Pologne, et il me semble que nous avons réussi", a déclaré le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch cité par l'agence Interfax, lors d'une rencontre à Kiev avec le président de la Fifa, Joseph Blatter.

"Même si l'équipe polonaise et l'équipe ukrainienne ne jouent pas la finale, une chose est sûre, la Pologne et l'Ukraine ont gagné l'Euro-2012", s'est félicité le président polonais Bronislaw Komorowski à l'issue d'une rencontre à Kiev avec M. Ianoukovitch.

Tandis que la fièvre montait avant le coup d'envoi à 18H45 GMT, les rues se coloraient du rouge des supporteurs de la "Roja", ou de vert, blanc et rouge, les couleurs du drapeau italien.

Beaucoup n'avaient cependant pas de favori, comme le chef de l'administration municipale, Olexandre Popov, venu inaugurer une course automobile qui a débuté dans la matinée dans la zone dédiée aux fans.

"Ce que j'attends, c'est un beau match plein de suspense, car les équipes se valent", a ajouté M. Popov, qui se rendra au stade Olympique dans la soirée, comme d'autres hauts responsables ukrainiens et étrangers.

De nombreuses personnalités seront présents, à commencer par le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, et le prince Felipe, qui ont boycotté les deux précédents matches de leur équipe en Ukraine pour protester contre le sort de l'ex-Premier ministre et opposante emprisonnée Ioulia Timochenko dont l'UE réclame depuis plusieurs mois la libération.

Signe de l'importance attachée par l'UE a cette affaire, M. Komorowski s'est entretenu dimanche à Kiev avec plusieurs opposants proches de Mme Timochenko avant sa rencontre avec le chef de l'Etat ukrainien.

Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, le président polonais, Bronislaw Komorowski, et le chef du gouvernement hongrois, Viktor Orban seront également au stade.

Cinq présidents d'ex-républiques soviétiques doivent aussi venir, notamment le chef de l'Etat bélarusse Alexandre Loukachenko, mis au ban de l'Europe en raison des atteintes aux libertés dans son pays et qualifié par la précédente administration américaine de "dernier dictateur d'Europe".

Le siège prévu pour M. Loukachenko dans la tribune officielle se trouve parmi les places réservées aux présidents d'ex-républiques soviétiques, à côté de celui de son homologue géorgien, le pro-occidental Mikheïl Saakachvili, selon la liste officielle de l'UEFA.

Des dirigeants européens seront eux dans la même tribune, mais un peu plus loin.

Six militantes du mouvement ukrainien Femen, habituées des manifestations aux seins nus, ont d'ailleurs protesté dimanche contre la visite de Loukachenko devant le stade, avant d'être rapidement interpellées par des policiers.

Alors que les trois semaines du championnat se sont écoulées sans incident notable en Ukraine, les autorités ne cachent pas leur nervosité en vue de la finale pour laquelle 7.300 policiers sont mobilisés dans la capitale.

"L'expérience des premiers matches nous a permis de localiser d'éventuels risques, mais je suis toujours un peu nerveux", a souligné M. Popov.

"Je me sentirai tranquille à 100% quand tout sera fini et quand le dernier touriste sera parti. Ensuite, on pourra dire +enfin, on l'a fait", a-t-il ajouté.

ant/bfi/grd

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