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Funérailles nationales pour Yitzhak Shamir lundi à Jérusalem

01/07/2012 06:49 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

Le cercueil de l'ancien Premier ministre israélien Yitzhak Shamir, décédé samedi à l'âge de 96 ans, sera présenté lundi au public dans l'enceinte du Parlement à Jérusalem avant des funérailles nationales, a indiqué dimanche Yotam Yakir, un porte-parole de la Knesset.

"Le cercueil sera déposé à la Knesset, où le public pourra venir lui rendre un dernier hommage avant son inhumation" au cimetière du Mont Herzl à Jérusalem, dans le carré réservé aux héros de la nation, a précisé M. Yakir à l'AFP.

Les ministres présents dimanche matin lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement ont observé une minute de silence à la mémoire de M. Shamir.

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, la bière sera présentée lundi de 10h00 à 16h00 locales (07h00 à 13h00 GMT) dans les locaux de la Knesset. Les funérailles nationales auront lieu à 18h00 (15h00 GMT).

Yitzhak Shamir fut Premier ministre de 1983 à 1984 puis de 1986 à 1992. Auparavant il avait été président de la Knesset et ministre des Affaires étrangères.

Retiré de la vie politique depuis 1996, il souffrait ces dernières années de la maladie d'Alzheimer et vivait dans une maison de retraite au nord de Tel Aviv.

Dimanche, les médias locaux évoquaient un "homme de fer", partisan intransigeant du "Grand Israël" hostile à la moindre concession territoriale aux Palestiniens, tout en soulignant que M. Shamir avait su, dans certaines circonstances, faire preuve de pragmatisme.

En 1991, M. Shamir s'est ainsi abstenu de répliquer aux 39 missiles Scud tirés vers Israël par les forces irakiennes de Saddam Hussein lors de la première guerre du Golfe.

Moshé Arens, ministre de la Défense à l'époque, a toutefois révélé dimanche à la radio publique que M. Shamir avait décidé de contre-attaquer, mais qu'un cessez-le-feu décrété par le président américain George Bush avait empêché une telle opération.

"Au début de la guerre, nous ne pouvions pas lancer d'attaque sans coordination avec les Américains. Avec la poursuite des tirs de missiles, Yitzhak Shamir m'a envoyé à Washington pour annoncer que nous allions passer à l'action. Mais c'est précisément à ce moment-là que le président américain a annoncé un cessez-le-feu", a expliqué M. Arens.

Les missiles irakiens à ogives conventionnelles, tirés principalement sur Tel Aviv et sa banlieue, avaient fait deux morts et des centaines de blessés.

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