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Euro-2012 - L'Espagne en rouge et jaune, derrière la Seleccion en finale

01/07/2012 02:36 EDT | Actualisé 31/08/2012 05:12 EDT

Déchaînés, chantant, dansant, des milliers de supporteurs de la Roja, le visage grimé en rouge et jaune, se sont rassemblés dimanche soir à Madrid pour suivre sur des écrans géants la finale de l'Euro-2012 de football, qui oppose l'Espagne à l'Italie à Kiev.

Le pays tout entier était pavoisé aux couleurs nationales, avec des drapeaux rouges et or, de toutes tailles, accrochés aux balcons, aux antennes de voitures, dans les bars, ou drapant le corps des supporteurs.

Et tous n'avaient qu'un seul espoir: remporter la "triple couronne", le titre de Champion d'Europe 2012, après celui de 2008, contre l'Allemagne, et après la victoire au Mondial-2010, contre les Pays-Bas.

"Je suis Espagnol, Espagnol, Espagnol"!": bien avant le coup d'envoi, vêtus du maillot rouge de leurs idoles, ils étaient déjà des milliers, hurlant, piétinant devant les écrans géants dressés autour du stade Santiago Bernabeu de Madrid.

"L'Espagne va gagner", lance Ainhoa Fernandez, une étudiante de 23 ans, les joues peintes de bandes rouges et jaunes, qui a fait spécialement le voyage depuis Santander, dans le nord de l'Espagne.

"L'Italie a très bien joué pendant la demi-finale contre l'Allemagne et ils nous font un peu peur", reconnaît tout de même son amie Miriam Velez, 23 ans elle également. Mais elle aussi en est sûre: "Nous avons confiance, nous allons gagner".

Les hauts-parleurs déversent déjà des flots de décibels, et la foule reprend en choeur: "Jamais deux sans trois".

"La coupe d'Europe, nous allons la gagner", scande la marée rouge et jaune, portant casquettes, chapeaux, perruques aux couleurs nationales.

"C'est important de venir montrer notre soutien aux joueurs. Il faut que depuis Kiev ils sachent que toute l'Espagne les soutient", assure Israel Gras, 35 ans, accompagné de sa petite fille de cinq ans.

"C'est génial pour elle", ajoute-t-il. "Elle s'en souviendra toute sa vie".

Des pronostics? "3 à 1 pour l'Espagne", se risque Israel.

"Bon, et puis si nous perdons, ça ne fait rien. Nous sommes champions du monde et nous nous consolerons comme cela", confie Miriam.

Qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, les joueurs de la Roja seront tout de même accueillis en héros lundi à Madrid, où une soirée de fête est déjà au programme, quoi qu'il arrive.

acc/sg/nip

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