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Tour de France - Fabian Cancellara, la révolte de "Spartacus"

30/06/2012 02:32 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

Le Suisse Fabian Cancellara, surnommé "Spartacus", a réaffirmé samedi sa suprématie dans le contre-la-montre avec une victoire lourde de symbole dans le prologue du Tour à Liège après plusieurs revers cinglants.

C'est son huitième succès sur le Tour de France, son quatrième dans un prologue après Liège, déjà, en 2004, Londres en 2007 et Rotterdam en 2010, mais "cette victoire est encore plus spéciale que les autres", a-t-il assuré.

Car le roi du +chrono+ était tombé de son piédestal. En septembre dernier, aux Mondiaux en Australie, le champion olympique de la discipline (2008) et ses quatre couronnes mondiales (2006, 2007, 2009, 2010) avait cédé face à la jeunesse triomphante de l'Allemand Tony Martin.

En mars, sur Milan-Sanremo, il avait été doublé au sprint par l'Australien Simon Gerrans après avoir pourtant déployé toute sa puissance dans le final.

Deux semaines plus tard, sur le Tour des Flandres, une lourde chute avait interrompu sa saison pour plusieurs semaines avec une triple fracture de la clavicule.

A 31 ans, l'indétrônable semblait marquer des signes de faiblesse. Sa légendaire puissance, qui lui a valu le surnom de "Spartacus" et l'a mené à la gloire sur les routes de Paris-Roubaix (2006, 2010), du Tour des Flandes (2010), de Milan-SanRemo (2008), de Tirreno-Adriatico (2008) et du Tour de Suisse (2009), était-elle en train de s'effriter ?

"J'ai donné la réponse aujourd'hui (samedi)", lâche le Bernois qui a toutefois bénéficié d'une crevaison de son rival Tony Martin.

Sa puissance physique, d'abord mise au service du sprinteur italien Alessandro Petacchi au sein de l'équipe Fassa Bortolo de 2003 à 2005 avant de le consacrer dans l'effort solitaire, est toujours là.

Les rumeurs de dopage biologique et surtout technologique (en 2010 sur l'utilisation présumée d'un vélo à moteur) se sont, elles, envolées avec ses récentes contre-performances.

Ces derniers mois, le Suisse a surtout affirmé sa force mentale.

"Après ma chute, j'aurais pu dire +A l'année prochaine+ mais ce n'est pas moi. Un leader, ce n'est pas quelqu'un qui gagne, c'est quelqu'un qui travaille dur pour y arriver. C'est trop facile de baisser la tête et de laisser tomber. Un leader ne peut pas être faible", affirme-t-il.

"Ca fait sept mois que je me bats pour réaliser ce que j'aime: gagner", poursuit-il.

Si deux contre-la-montre se présenteront à lui lors des trois semaines qui viennent, Cancellara a aussi en tête plusieurs rêves inachevés dont celui de faire tomber le mythique record de l'heure.

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