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Syrie: un échec de la réunion rendra la violence "irréversible" (Kofi Annan)

30/06/2012 02:19 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Un échec de la réunion samedi du Groupe d'action sur la Syrie pourrait rendre "irréversible" la spirale de la violence en Syrie qui plonge chaque jour un peu plus le pays dans la guerre civile, a averti l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.

"Si (...) tous les participants à la réunion sont prêts à agir en conséquence, nous pourrons (...) enrayer cette vague de violence et prendre le chemin de la paix", a affirmé M. Annan dans l'édition de samedi du journal suisse Le Temps.

En cas d'échec des négociations, qui réunissent pour la première fois les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, "cette spirale néfaste se poursuivra et pourrait bientôt devenir irréversible".

"Il est temps pour tous ceux qui exercent une influence sur les parties et tous ceux qui assument une responsabilité à l'égard de la paix et de la sécurité internationales d'agir positivement pour la paix", a -t-il poursuivi dans le quotidien.

Les objectifs du Groupe d'action sur la Syrie sont "d'identifier les étapes et les mesures pour assurer l'application complète du plan en six points et des résolutions 2042 et 2043 du Conseil de sécurité, y compris l'arrêt immédiat de la violence sous toutes ses formes", avait précédemment indiqué l'émissaire.

Ce dernier a souligné qu'il s'agissait "d'un conflit entre Syriens et c'est aux Syriens de la résoudre. Mais ce serait faire preuve de naïveté que de penser qu'ils peuvent, seuls, aujourd'hui mettre un terme à la violence et engager un véritable processus politique".

Les violences sont de plus en plus sanglantes avec des bilans dépassant ces dernières semaines la centaine de victimes chaque jour. Celui de jeudi a atteint 183 morts, selon les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En plus de 15 mois de révolte, la répression et, depuis quelques mois, les combats entre armée et rebelles ont fait plus de 15.800 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.

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