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Syrie: 53 morts, une ONG appelle le CICR à aider "d'urgence" Douma

30/06/2012 01:02 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

Une ONG syrienne a appelé samedi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à envoyer "d'urgence" des équipes médicales à Douma, une ville rebelle située près de Damas et théâtre d'opérations militaires d'envergure depuis le 21 juin.

A travers le pays, les opérations de répression et les combats entre armée et rebelles ont fait au moins 53 morts samedi, dont une majorité de civils et 14 membres des forces gouvernementales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Depuis le 21 juin, des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées à Douma, à 13 km de la capitale, et la situation humanitaire est "catastrophique à tous les niveaux", a expliqué l'OSDH, évoquant une pénurie de denrées alimentaires et des coupures d'eau et d'électricité.

De nombreux habitants ont fui, mais "plus de 100 familles, des femmes et des enfants, sont piégées dans des abris. Elles sont terrifiées par les pilonnages et les tirs. Les hommes ont été arrêtés ou tués par les forces de l'ordre", ajoute cette organisation basée au Royaume-Uni, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins sur place.

"Les forces de l'ordre ont pris le contrôle de l'hôpital principal de Douma. Il n'y a aucun médecin en ville alors qu'il y a des dizaines de blessés ayant besoin de soins urgents", affirme l'OSDH.

L'organisation appelle le CICR et le Croissant rouge syrien à "envoyer d'urgence des équipes médicales dans cette ville".

L'agence officielle syrienne Sana a indiqué pour sa part que les forces de l'ordre avaient découvert "trois dépôts d'armes à Douma en prenant d'assaut les repaires des groupes terroristes" et qu'elles continueraient leurs opérations en vue de "purger la ville de ces terroristes".

Dans la capitale, 10 camions militaires transportant des soldats et des voitures équipées de mitrailleuses ont pénétré dans le quartier de Hajar al-Aswad, où les forces du régime ont pris d'assaut les maisons de militants et de soldats ayant fait défection.

Des combats ont opposé rebelles et soldats dans le quartier de Jobar à Damas, ainsi qu'à Aïn Tarma, dans la province de la capitale. Dans la même région, quatre soldats sont morts dans l'explosion de leur voiture près de Rankouss.

A Deir Ezzor (est), huit civils ont été tués par des obus et des tirs, et un officier rebelle a péri dans des combats avec les troupes régulières.

A Idleb (nord-ouest), un couple et leur fils ont péri dans des bombardements contre le village de Hich. Six autres civils ont été tués dans des tirs dans d'autres localités, rapporte l'OSDH.

Dans la province d'Alep (nord), deux civils ont été tués dans des bombardements à Atareb et à Mayer.

Les forces régulières ont lancé une campagne d'arrestations à Hama (centre), et un militant a péri dans la localité de Sourane dans cette même région, selon l'OSDH.

Vendredi, les violences dans le pays avaient fait au moins 75 morts, selon l'OSDH.

A Genève, les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU sont réunies pour essayer de s'entendre sur une transition en Syrie.

Depuis le début de la révolte populaire contre le régime syrien en mars 2011, plus de 15.800 personnes, en majorité des civils, ont été tuées selon l'OSDH. Depuis une dizaine de jours, les bilans quotidiens dépassent régulièrement la centaine de morts.

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