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Kenya: le convoi d'humanitaires attaqué aurait transporté deux Canadiens

30/06/2012 04:18 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Le groupe de rebelles somaliens ayant kidnappé plus tôt cette semaine quatre travailleurs humanitaires au Kenya, dont au moins un Canadien, pourrait avoir traversé la frontière jusqu'en Somalie, ont indiqué samedi des représentants de la police et l'armée kényane.

Les quatre travailleurs humanitaires ont été enlevés vendredi lorsque des rebelles ont pris en embuscade un convoi du Conseil norvégien des réfugiés, ont fait savoir les autorités. Le chauffeur du convoi, un ressortissant kényan, a été tué dans l'attaque.

Le groupe norvégien n'a toujours pas identifié la nationalité de ses employés kidnappés.

Un représentant des autorités a toutefois mentionné que deux d'entre eux étaient des ressortissants du Canada, un autre des Philippines et le quatrième, de la Norvège. L'un des Canadiens est d'origine pakistanaise, selon la source proche du dossier.

Jean-Bruno Villeneuve, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa, a cependant refusé de commenter cette nouvelle.

Un commandant militaire, Philip Ndolo, a mentionné qu'il avait d'abord été prévu que le convoi soit escorté par des hommes armés, mais que le groupe avait décidé au dernier instant de voyager seul à travers le camp de réfugiés de Dadaab.

La secrétaire-générale du Conseil norvégien des réfugiés, Elisabeth Rasmusson, était présente lors de l'attaque mais n'a pas été blessée, ni enlevée.

Elle a raconté que l'incident s'était produit sur une route principale en direction de la ville de Dadaab, dans une partie du camp qui était considérée comme sécuritaire.

Mme Rasmusson a ajouté que quatre hommes armés avaient pris en embuscade le convoi de deux véhicules, avant de repartir avec l'une des voitures.

Un porte-parole du groupe norvégien, Rolf Vestvik, a mentionné qu'une évaluation de la sécurité avait été effectuée vendredi, permettant de conclure que la délégation pouvait se déplacer sans problèmes à Dadaab.

Des rebelles se sont rendus jusqu'au camp de réfugiés à plusieurs reprises au cours de la dernière année. En octobre dernier, deux femmes espagnoles de Médecins sans frontières ont été enlevées et sont toujours gardées captives en Somalie.

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