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Incertitudes sur un accord à Genève pour la transition en Syrie

30/06/2012 04:33 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Un accord sur la transition en Syrie demeure incertain suite à l'opposition de la Russie et de la Chine, a souligné le Secrétaire au Foreign Office William Hague avant l'ouverture de la réunion à Genève du Groupe d'action sur la Syrie.

"Nous ne sommes pas parvenus à un accord à l'avance avec la Russie et la Chine. Cela demeure très difficile et est-ce que cela sera possible, je  ne le sais pas", a dit M. Hague. 

Un des points de contentieux est la question d'un gouvernement de transition. Les pays européens, les pays arabes et les Etats Unis sont d'accord sur le processus de transition, selon le Secrétaire au Foreign Office.

"Un futur stable pour la Syrie implique que (le président Bachar Al Assad) quitte le pouvoir", a-t-il ajouté. La Russie a refusé ces derniers jours la proposition Annan qui implique que M. Assad accepte de quitter le pouvoir en vue du succés du plan de transition. "Il est inutile de signer un accord sans valeur ou un accord qui ne ferait pas avancer la situation, donc nous sommes ici dans cet esprit", a prévenu M. Hague. 

Pour la Russie le sort du président Assad doit "être décidé dans le cadre du dialogue entre Syriens et par le peuple syrien lui même". 

Cette absence d'accord préalable a conduit a prolonger la réunion de Genève dans l'après midi de samedi alors qu'initialement elle devait se terminer en fin de matinée. La réunion préparatoire vendredi au niveau des hauts fonctionnaires des états participants n'a pas permis de dégager un consensus, indique-t-on de diverses sources engagées dans la négociation. 

Le Groupe d'action sur la Syrie, constitué par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue Arabe, Kofi Annan, rassemble des chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande Bretagne, des pays représentant la Ligue arabe, Irak, Koweït et Qatar, de la Turquie et les Secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l'Onu ainsi et la Haute représentante aux Affaires Etrangères de l'Union européenne. 

Laurent Fabius, le ministre français des Effaires Etrangères, a estimé pour sa part que "M. Kofi Annan a fait des propositions raisonnables. J'espère qu'elles vont pouvoir être soutenues". 

"La situation en Syrie est une situation dramatique. Tous les jours il y a des dizaines et des dizaines de personnes qui sont tuées. Il y a dejà plus de 15.000 personnes qui ont été tuées depuis le début de ce conflit. Il est indispensable que celà cesse et qu'une transition politique intervienne", a ajouté M. Fabius.

bur-pjt/ej

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