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Euro-2012 - Finale - Italie: Marchisio, De Rossi, les lieutenants du "Rombo"

30/06/2012 09:33 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

Claudio Marchisio, à droite, et Daniele De Rossi, à gauche, sont les deux lieutenants d'Andrea Pirlo qui ont dynamisé le "Rombo", le milieu de terrain en losange qui a conduit l'Italie jusqu'à la finale de l'Euro-2012, dimanche à Kiev contre l'Espagne.

. Marchisio, le "Petit Tardelli":

L'Italie voit en Claudio Marchisio le Tardelli d'aujourd'hui: milieu de terrain et buteur à la Juventus Turin comme le champion du monde 1982, encensé par Maradona, son activité couloir droit apporte beaucoup à l'équipe de Cesare Prandelli.

Il n'a pas marqué à l'Euro, il a même de son propre aveu "mangé" des occasions, contre la Croatie et contre l'Allemagne, mais sa spécialité gêne beaucoup ses adversaires: l'"inserimento". Les Italiens appellent ainsi les insertions des milieux de terrains dans la ligne d'attaque, profitant des brèches ouvertes par le travail de Mario Balotelli.

Marchisio a marqué 9 buts cette saison en Championnat avec la Juventus, très souvent sur des "inserimenti". C'est aussi comme ça qu'il a marqué son seul but (en 25 sélections) avec l'Italie, capital en qualifications face à la Serbie (1-1).

Le "Tardelli" tatoué aux yeux bleus clairs est la révélation de l'année en Italie. "C'est la meilleure saison de ma carrière", dit-il.

Titulaire pendant tout l'Euro, il s'affirme de plus en plus, à 26 ans. "La comparaison avec un aussi grand joueur m'a toujours honoré, mais je crois que le moment est venu de parler seulement de Marchisio. Assez de +Tardellino+, maintenant je veux écrire ma propre histoire. J'ai l'âge et la maturité pour, peut-être, devenir moi-même une référence pour les plus jeunes".

Il parle déjà en leader: "L'Espagne, nous l'avons déjà battue (2-1 en amical en août 2011), nous ne devons pas avoir peur".

. De Rossi, "Capitano Futuro"

Le guerrier de l'AS Rome sait tout faire. Pour les deux premiers matches de l'Euro, il a parfaitement remplacé Andrea Barzagli en défense centrale. Prandelli comptait sur sa qualité technique pour rentrer également au milieu quand il en avait l'occasion.

"C'est un joueur qui a du ballon, qui aime tripoter, ce n'est pas un milieu défensif classique, ça change une équipe de l'avoir", expliquait à l'AFP Jérémy Ménez, qui a joué trois ans avec De Rossi à la Roma.

Ses courses côté gauche contribuent au bon fonctionnement du "rombo". "J'aime évoluer dans une équipe qui joue au ballon, où on se fait plaisir, dit le futur capitaine de la Roma (77 sélections, 10 buts). On ne peut pas changer ce qu'on fait depuis deux ans, ce serait une erreur. L'équipe a été bâtie pour jouer d'une certaine façon, a grandi comme ça, on aime avoir la possession de balle."

Mais De Rossi est aussi un combattant. Il a joué la demi-finale malgré sa douleur au nerf sciatique, en serrant les dents.

Il est même quelque fois trop "guerrier". Il avait reçu un carton rouge au premier match du Mondial-2006 pour un terrible coup de coude à l'Américain Brian McBride. Il n'était revenu que pour le dernier match, la finale contre la France, où il était entré en jeu et avait réussi son tir au but. Dimanche, il joue sa seconde grande finale.

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