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Des milliers de manifestants défilent à Tel-Aviv pour la "justice sociale"

30/06/2012 03:50 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

Des milliers d'Israéliens défilaient samedi soir à Tel-Aviv pour tenter de relancer le mouvement de protestation sociale d'une envergure sans précédent qui avait déferlé l'été dernier en Israël, a constaté un photographe de l'AFP.

"La seule solution contre les privatisations, c'est la révolution", lançaient les manifestants, ou encore: "le pouvoir associé à l'argent, c'est la pègre", selon un photographe de l'AFP.

Des manifestations ont également eu lieu à Jérusalem et Haïfa, dans le nord du pays.

Selon la radio publique, les policiers, mobilisés en force pour la circonstance, ont reçu ordre "d'avoir toujours à l'esprit" qu'ils peuvent être filmés à tout moment.

Cette mise en garde est le résultat d'une vive polémique provoquée par les violences qui ont émaillé la semaine dernière deux manifestations aux mots d'ordre similaires.

Le 23 juin, la police avait interpellé avec brutalité Dafne Leef, la chef de file du mouvement social de l'été 2011 et le lendemain, 85 manifestants avaient été arrêtés puis accusés de s'être livrés à "des actes de vandalisme" en s'en prenant à des succursales de banques, selon la police.

Les manifestants avaient de leur côté dénoncé les violences et les provocations des forces de l'ordre tout en accusant le gouvernement de Benjamin Netanyahu et le maire de Tel-Aviv Ron Huldaï de vouloir réprimer dans l'oeuf toute reprise du mouvement de contestation.

Uri Metouki, un des dirigeant du mouvement, a expliqué samedi que les protestataires ne voulaient "plus d'une économie au service d'une petite minorité, mais au service du peuple".

Il s'est félicité de la décision prise dans la semaine par M. Netanyahu d'augmenter le pourcentage du déficit budgétaire prévu pour l'an prochain de 2,5 à 3% du PIB afin d'éviter d'augmenter les impôts pesant sur les plus défavorisés et les classes moyennes.

"C'est un premier succès pour notre mouvement, le Premier ministre a dû accepter de remettre en cause son idéologie libérale", a ajouté Uri Metouki.

Ces deux derniers mois, des tentatives pour relancer le mouvement n'ont rassemblé que quelques milliers de personnes, loin de la mobilisation de 2011 qui avait culminé le 3 septembre avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue.

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