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Barclays: les politiciens britanniques critiquent le système bancaire du pays

30/06/2012 03:48 EDT | Actualisé 30/08/2012 05:12 EDT

LONDRES - Des politiciens britanniques ont durement critiqué le système bancaire du pays samedi, en réaction à la lourde amende dont a écopé Barclays plus tôt cette semaine relativement à des accusations de manipulation de données.

Le leader de l'opposition a réclamé la tenue d'une enquête, tandis que certains ministres du gouvernement ont joint leur voix au flot de critiques.

Ed Miliband a aussi déclaré que l'industrie bancaire s'était effondrée avec les scandales des dernières années, soutenant que l'appellation «banquier», une sorte de privilège il y a vingt ans, avait dégringolé au rang des insultes.

Les autorités boursières britannique et américaine ont imposé mercredi des amendes totalisant 453 millions $ US à Barclays pour avoir fourni des informations erronées dans le calcul des taux Libor et Euribor, des indices clés du marché boursier. Les actes reprochés ont eu lieu entre 2005 et 2009, et ont permis à la banque de refléter une posture financière enviable mais illusoire.

Les enquêteurs des États-Unis et du Royaume-Uni ont souligné que les employés de Barclays savaient pertinemment qu'ils avaient tort de manipuler les données.

Le scandale n'a fait qu'ajouter à la grogne populaire face au secteur bancaire, éclaboussé par des accusations de plus en plus nombreuses de cupidité et de manque d'éthique par les cadres.

Vince Cable, un député des libéraux-démocrates — un parti secondaire de la coalition au pouvoir —, a déclaré que le secteur financier du pays n'était plus qu'une «énorme fosse d'aisance».

Le conservateur Ken Clarke a quant à lui soutenu que les banquiers ayant commis des crimes financiers devraient être traînés devant les tribunaux.

Le gouvernement britannique a racheté des sommes considérables au système bancaire du pays après qu'il eut fait face à des difficultés financières dans la foulée de la récession de 2008. La Royal Bank of Scotland et le Lloyds Banking Group avaient alors eu besoin d'un plan de sauvetage, ce qui n'avait pas été le cas de la Barclays.

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