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Turquie: Washington minimise l'envoi de troupes à la frontière syrienne

29/06/2012 06:08 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont minimisé vendredi les mouvements de troupes turques à la frontière syrienne, tout en reconnaissant que la tension provoquée par la destruction d'un avion turc présentait un risque d'escalade entre les deux pays.

Le chef d'état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey, a estimé lors d'une conférence de presse que son homologue turc, le général Necdet Ozel, avait eu "une réaction très mesurée" après la disparition en Méditerranée d'un appareil turc abattu par la défense aérienne syrienne. 

Le plus haut gradé américain, qui a parlé ces derniers jours au général Ozel, a toutefois admis qu'il y avait "un risque d'escalade" après "l'acte d'hostilité" de Damas. Mais lui-même et le secrétaire à la Défense Leon Panetta ont affirmé que le déploiement par Ankara de chars, de troupes et de batteries de missiles à la frontière syrienne ne signifiait pas un risque de guerre imminent entre les deux pays.

"Les mouvements internes de troupes terrestres ne m'apparaissent pas du tout comme une provocation", a déclaré le général Dempsey.

M. Panetta a assuré de son côté qu'il ne fallait pas tirer de conclusions de ces mouvements de troupes.

"Nous restons étroitement en discussion avec les Turcs à propos de la marche à suivre avec la Syrie", a indiqué le ministre.

Jeudi, des médias turcs ont affirmé que la Turquie avait envoyé un convoi de véhicules militaires et une batterie de missiles sol-air à la frontière syrienne.

Vendredi, un haut responsable de la rébellion syrienne, Moustapha al-Cheikh, a indiqué pour sa part que des troupes syriennes s'étaient massées à 15 km de la frontière avec la Turquie. Il a évalué ces troupes "à 2.500 soldats secondés par 170 véhicules et chars".

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