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Syrie: initiatives internationales depuis le début du conflit

29/06/2012 11:21 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Rappel des principales réunions et initiatives prises face au conflit en Syrie, en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad qui s'est militarisée face à la répression menée par les troupes régulières.

Plus de 16.500 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en 15 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

--2011--

- 18 août: Le président américain Barack Obama et ses alliés occidentaux appellent pour la première fois Bachar al-Assad à partir. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont lancé dès avril leurs premières sanctions économiques, renforcées depuis, contre le régime et ses dignitaires.

- 2 nov: La Ligue arabe fait part d'un accord avec la Syrie sur un plan (arrêt des violences, libération des détenus, retrait de l'armée des villes et libre circulation d'observateurs arabes). Mais aucune des clauses n'est respectée, et dans les semaines qui suivent, la Ligue suspend la participation de la Syrie à ses travaux puis adopte des sanctions d'une ampleur inédite contre l'un de ses membres.

--2012--

- 22 jan: Nouvelle initiative des chefs de la diplomatie arabes prévoyant un transfert des pouvoirs d'Assad à son vice-président.

- 28 jan: La Ligue arabe reconnaît l'échec de sa mission controversée d'observateurs, déployée fin décembre. Le 12 février, elle y met fin, en dénonçant une recrudescence des violences, et décide de fournir un soutien politique et matériel à l'opposition.

- 24 fév: 1ère rencontre du groupe des Amis du peuple syrien, boycottée par Moscou et Pékin, qui réunit à Tunis les représentants d'une soixantaine de pays arabes et occidentaux.

- 21 mars: Déclaration du Conseil de sécurité soutenant le plan de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan.

Outre un cessez-le-feu, le plan Annan prévoit le retour de l'armée dans les casernes, la libération des détenus, le respect du droit à manifester, un dialogue pouvoir/opposition et la libre circulation pour les humanitaires et la presse.

- 1er avr: A Istanbul, les Amis du peuple syrien appellent à fixer une date limite pour l'application par Damas du plan Annan. Les participants à la conférence, à laquelle sont absents la Russie et la Chine, reconnaissent le Conseil national syrien (CNS), coalition de courants politiques opposés au régime, comme "un représentant légitime de tous les Syriens".

- 12 avr: Entrée en vigueur du cessez-le feu, prévu par le plan Annan. Il est systématiquement violé depuis.

- 14 et 21 avr: Résolutions du Conseil de sécurité autorisant le déploiement de 300 observateurs "pour une période initiale de 90 jours". Leurs activités sont suspendues depuis le 16 juin en raison de la poursuite des violences.

- 30 juin: A Genève, le Groupe d'action (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni ainsi que la Turquie et des pays arabes) s'accorde sur les principes d'une transition, avant de diverger sur son interprétation. Washington estime que l'accord ouvre la voie à l'ère "post-Assad", Moscou et Pékin réaffirment qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir.

- 4 juil: La Chine emboîte le pas à Moscou, annonçant qu'elle "n'envisage pas à l'heure actuelle de participer à la conférence" des Amis du peuple syrien, qui doit regrouper vendredi à Paris plus d'une centaine de pays arabes et occidentaux, d'organisations internationales et des représentants de l'opposition syrienne.

acm/cco

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