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Ouverture d'un sommet ouest-africain pour "éviter un enlisement" au Mali

29/06/2012 08:24 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Un sommet de chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest s'est ouvert vendredi matin à Yamoussoukro pour "éviter un enlisement au Mali", où les groupes islamistes armés ne cessent de renforcer leur emprise sur le Nord.

Le sommet doit permettre de "prendre d'autres initiatives pour éviter notamment un enlisement de la situation au Mali", a déclaré à l'ouverture le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), en présence d'une dizaine de dirigeants de la région.

Ces responsables, notamment le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, son homologue nigérien Mahamadou Issoufou et le chef du gouvernement malien de transition Cheikh Modibo Diarra, doivent discuter des négociations en cours avec les groupes armés du nord du Mali et de l'envoi éventuel d'une force régionale dans la zone.

Ce sommet ordinaire intervient alors que les islamistes viennent de renforcer spectaculairement leur emprise sur cette région, qu'ils se partagent avec la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) depuis fin mars.

Gao (nord-est) est tombée mercredi aux mains des islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), considéré comme une dissidence d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), après de violents combats qui ont fait au moins 20 morts.

Les rebelles touareg ont quitté jeudi Tombouctou (nord-ouest) et ses environs, sur injonction du groupe islamiste Ansar Dine, allié à Aqmi.

Les autorités de transition en place à Bamako à la suite d'accords conclus entre la Cédéao et les auteurs du putsch du 22 mars, qui a précipité la chute du Nord malien aux mains de groupes armés, apparaissent impuissantes face à la crise dans cette région, et l'ex-junte demeure influente.

Le sommet de la Cédéao doit également se pencher sur la situation en Guinée-Bissau, où un processus de transition a aussi été lancé, sous médiation ouest-africaine, après le coup d'Etat du 12 avril.

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