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L'Union africaine demande à l'ONU de déclarer la LRA organisation terroriste

29/06/2012 07:17 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

L'Union africaine a demandé vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU de qualifier l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) "d'organisation terroriste" afin d'accroitre la pression sur ses membres et notamment sur son chef Joseph Kony.

L'UA a mis la LRA sur sa liste des organisations terroristes en novembre dernier et souhaite que l'ONU lui emboîte le pas en "déclarant la LRA organisation terroriste", a expliqué Francisco Madeira, envoyé spécial de l'Union africaine sur la LRA.

Cette mesure permettrait notamment de s'attaquer aux soutiens et aux sources de financement de la LRA.

M. Madeira a aussi renouvelé son appel à fournir des munitions et des équipements au contingent africain qui traque la LRA. Cette force conjointe a besoin d'un "soutien concret pour lui permettre de mener des opérations militaires solides", notamment d'entraînement, de rations, de soutien médical, de moyens de transports aérien et de carburant, a-t-il dit.

Cette force régionale de 5.000 soldats doit être fournie par quatre pays qui se situent dans la zone d'opération de la LRA --l'Ouganda, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et le Soudan du Sud-- et l'UA sera chargée de coordonner les opérations des différents contingents.

Selon M. Madeira, les soldats de la force conjointe, aidés par une centaine de conseillers militaires américains, "ont déjà fait ression sur la LRA, obligeant les rebelles à se déplacer constamment".

Il a indiqué que les soldats ougandais, qui forment pour l'instant l'essentiel de la force, ont tué le 16 juin deux membres de la LRA et libéré des civils qui avaient été enlevés par les rebelles. Il n'a pas précisé les circonstances de ce raid.

Apparue à la fin des années 1980, la LRA avait pour objectif de remplacer le gouvernement ougandais par un régime fondé sur les Dix commandements. Son chef Joseph Kony est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants.

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