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La colère de Buffon en dit long sur les intentions italiennes à l'Euro 2012

29/06/2012 11:17 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

VARSOVIE, Pologne - S'il y a des gens qui se demandent encore quelles sont les intentions de l'Italie à cet Euro 2012, ils n'ont pas à regarder plus loin que l'humeur de Gianluigi Buffon après la victoire en demi-finale contre l'Allemagne.

Tandis que ses coéquipiers célébraient, Buffon fulminait, ne pouvant pas passer par-dessus la façon dont l'Italie a permis à l'Allemagne de revenir dans le match en concédant un penalty dans les arrêts de jeu dans cette victoire de 2-1, en plus de leur offrir quelques chances supplémentaires d'envoyer le match en prolongation.

«Je ne célèbre pas une deuxième place, a dit Buffon après la victoire de jeudi. J'étais fâché, car nous aurions dû nous éviter ces cinq minutes de souffrances. Nous devons être matures. Le football est un jeu, mais quand vous atteignez les demi-finales du Championnat européen, ça cesse d'être un jeu.»

L'un des piliers de la conquête de la Coupe du monde de 2006 par l'Italie, Buffon pourrait ajouter le seul trophée qui manque à sa récolte personnelle avec une victoire contre l'Espagne, dimanche, qui marquera sa 120e sélection dans le maillot bleu azur.

Après plus de 10 ans comme portier de l'équipe italienne, l'expérience et le talent de Buffon ont été mis en évidence dans ce tournoi, surtout dans les deux dernières rencontres.

Contre l'Angleterre, en quarts, ses réflexes ont privé Glen Johnson d'un but après seulement cinq minutes de jeu et donné le ton au match. Il a plus tard réalisé un arrêt contre Ashley Cole dans les tirs au but, permettant à Alessandro Diamanti d'inscrire le but de la victoire.

Contre l'Allemagne, Buffon a stoppé une frappe de Sami Khedira une minute avant que Mario Balotelli ne double l'avance des Italiens. Plus tard, son saut bien synchronisé lui a permis de bloquer le dangereux coup franc de Marco Reus.

Mais alors qu'elle s'est repliée pour tenter de protéger cette avance en fin de match, la défense italienne a commencé à éprouver des ennuis et Federico Balzaretti a utilisé son bras pour bloquer un tir de Miroslav Klose, ce qui a mené au but de Mesut Özil avec quelques minutes à faire dans les arrêts de jeu.

«Si par malchance le pointage s'était retrouvé à 2-2, nous aurions pu perdre ce match aux penaltys, a ajouté Buffon. Nous devons encore nous améliorer. Il y a de jeunes joueurs qui doivent tirer une leçon. On ne peut pas jouer avec le feu.»

Le gardien de 34 ans a mené le mois dernier la Juventus de Turin à son premier titre en Série A depuis le scandale des matchs truqués, qui a relégué la formation en Série B en 2006. Plus que jamais, on le sent en mission.

«De venir ici en Pologne et d'atteindre les demi-finales était impensable a écrit Buffon sur son compte Facebook avant le match contre l'Allemagne. Mais nous y avons cru, nous le voulions et tous les sacrifices nécessaires ont été faits afin d'atteindre notre objectif.

«Quand j'étais petit, je rêvais de devenir footballeur. Enfant, je voulais faire partei de l'équipe nationale et être le gardien de la Juventus. Quand j'avais environ 20 ans, je voulais remporter un titre de Série A; à 25, la Ligue des Champions et la Coupe du monde; et à 30 ans, un autre titre de Série A et l'Euro. J'ai réalisé presque tous mes rêves, mais il manque encore quelque chose...»

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