NOUVELLES

JO-2012 - Le rêve olympique individuel de Pistorius s'évapore

29/06/2012 02:01 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Le double amputé sud-africain Oscar Pistorius a vu s'évanouir son rêve de devenir le premier athlète paralympique à disputer les JO en individuel, après avoir échoué à remplir les minima sur 400 m vendredi, date-butoir fixée par son comité olympique.

Même s'il lui reste une chance de se rendre à Londres (27 juillet-12 août), avec le relais 4x400 m, sa médaille d'argent aux Championnats d'Afrique d'athlétisme à Porto-Novo, a un petit goût amer. Car en 45 sec 52/100, celui qui court avec des prothèses en carbone à la place des jambes passe à 22/100 du prérequis olympique individuel (45.30), son but ultime.

"Je suis bien sûr déçu que mon temps ne dépasse les minima que de deux dixièmes, déclare l'athlète dans un communiqué. Je me sentais vraiment fort en arrivant aux Championnats d'Afrique car ma forme ne cessait de s'améliorer et j'allais de plus en plus vite."

L'objectif semblait pourtant à portée de main. Car Pistorius avait déjà réalisé 45.20 en avril à Pretoria, lors des championnats sud-africains. Mais le Comité olympique sud-africain (SASCOC) demandait de réitérer la performance au moins une fois avant le 30 juin.

Amputé des deux jambes à l'âge de 11 mois en raison d'une malformation congénitale, Pistorius ne tire toutefois pas totalement un trait sur les JO.

D'abord parce que le SASCOC pourrait le retenir dans sa sélection pour le relais 4x400 m, dévoilée la semaine prochaine.

Il avait d'ailleurs décroché la médaille d'argent dans l'épreuve avec ses partenaires, lors des Mondiaux de Daegu en septembre dernier. Il avait seulement pris part aux séries et n'avait pas couru la finale, mais il était entré dans l'histoire en devenant le premier athlète handisport et champion paralympique à participer à des Championnats du monde.

Ensuite, car à 25 ans, Pistorius a encore du temps devant lui en vue des JO de Rio 2016. Rodé aux contre-temps, réticences et autres blocages qui ont jalonné sa carrière, l'athlète n'a jamais baissé les bras, faisant jouer les tribunaux et son inoxydable volonté de courir avec les meilleurs valides.

Quitte à forcer les autres à s'adapter, comme en relais à Daegu. L'IAAF avait alors obligé l'Afrique du Sud à le faire courir en premier relayeur: en 2e, 3e, ou 4e position, il aurait pu devoir se rabattre avec le risque que ses prothèses - en fait des lames - ne blessent les autres participants.

Enfin, il lui reste bien sûr les jeux Paralympiques dans la capitale britannique (29 août - 9 septembre) où il sera l'une des vedettes les plus attendues.

"C'est un grand objectif pour moi car je défendrai mes trois titres (100 m, 200 m, 400 m ndlr) et je ferai partie de l'équipe sud-africaine qui visera le record du monde du relais 4x100 m", a-t-il souligné.

bur-jmt/gf/mam

PLUS:afp