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Euro-2012: Après Ukraine et Pologne, rendez-vous en 2016, en France et à 24

29/06/2012 10:26 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

L'Euro-2012 prendra fin dimanche avec une alléchante finale Italie-Espagne et il sera déjà temps ensuite de se tourner vers l'édition 2016, qui se tiendra en France et avec 24 équipes qualifiées.

. Dans quels stades ?

L'Euro en France suscite peu d'inquiétudes à l'UEFA, pour qui l'organisation du tournoi en Pologne et en Ukraine (finalement très satisfaisante) a parfois été un casse-tête. Mais la question des stades reste un dossier sensible. Onze enceintes étaient initialement prévues, mais le renoncement de Nancy a ramené ce chiffre à 10 (Paris, Saint-Denis, Lille, Lens, Lyon, Saint-Etienne, Marseille, Nice, Bordeaux et Toulouse).

Si la décision récente du Paris Saint-Germain de rester dans un Parc des Princes rénové a minima a levé l'un des doutes sur la disponibilité des stades en 2016, deux autres subsistent: à Lens, où le financement des rénovations pose problème, et à Lyon où la déclaration d'intérêt général du futur Grand Stade pourrait être annulée.

"On sait qu'on peut le faire avec 9 ou 8 stades", avait cependant déclaré en mars le président de l'UEFA Michel Platini à l'AFP.

. Avec quelles équipes sur la ligne de départ ?

Pour la première fois, l'Euro se jouera à 24 équipes. L'UEFA regroupant 53 fédérations nationales, cela signifie que près de la moitié des équipes participant aux éliminatoires se qualifieront pour la phase finale.

Cela garantit presque à coup sûr la présence de toutes les grandes forces du continent, mais le tournoi pourrait être moins dense. Cette année, seuls les Pays-Bas et l'Eire, qui figuraient dans les groupes les plus relevés, ont terminé la phase de poules avec trois défaites.

Avec un seul pays-organisateur et plus de participants, les grandes puissances seront théoriquement mieux protégées du risque de tomber dans "un groupe de la mort".

Mais l'inquiétude est donc de voir une phase de poules qui ne servirait qu'à écrémer les nouveaux arrivants pour laisser les 16 meilleurs s'expliquer à partir des 8e de finale dans les matches qui comptent.

"Je pense que nous aurons huit autres bonnes équipes qualifiées, ça n'affectera pas la qualité des matches, ce ne sera pas un problème pour la qualité", a pourtant estimé Platini le 18 juin.

L'autre interrogation porte sur le système de qualification pour les 8e de finale, qui n'a pas encore été arrêté.

"On va réfléchir, la commission des compétitions va nous faire des propositions, on peut inventer des choses. J'ai déjà participé à des Coupes du monde à 24, il y avait six groupes de quatre, les deux premiers qualifiés et les quatre meilleurs troisièmes pour les 8e", a déclaré Platini.

. Avec quelles équipes sur la ligne d'arrivée ?

Les pronostics à quatre ans sont un exercice bien aléatoire et mieux vaut se contenter d'un état des lieux des traditionnelles grandes puissances.

L'Italie aura deux grands chantiers à mener: remplacer Buffon (34 ans) et apprendre à jouer sans Pirlo (33 ans). Mais avec Balotelli, elle s'est peut-être trouvé un buteur pour 10 ans.

L'Espagne devra elle faire sans Xavi (32 ans), mais Iniesta est encore jeune (28 ans), tout comme la très solide charnière Ramos-Piqué. Les perspectives sont plus floues en attaque et il faudra trouver un arrière-droit et peut-être un gardien (Casillas a 31 ans).

En Allemagne, la génération Klose va définitivement passer la main. Ozil, Müller et les encore plus jeunes Götze ou Reus devront prendre le pouvoir. Quant au Portugal, tant qu'il aura Cristiano Ronaldo, il restera un prétendant.

L'Angleterre a du travail, notamment au milieu de terrain, où Gerrard et Lampard auront passé la main. Mais elle a beaucoup de bons jeunes (Wilshere, Welbeck...) et dispose enfin d'un gardien fiable avec Hart.

Et la France ? La reconstruction est toujours en cours. Avec Lloris et Benzema, les Bleus peuvent rêver à un avenir meilleur.

stt/nip

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