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Euro-2012 - L'Europe du foot parle à nouveau italien, du biscotto au rombo

29/06/2012 10:20 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Le retour au premier plan de l'Italie, finaliste de l'Euro-2012 dimanche contre l'Espagne, a permis d'entendre de nouveau quelques mots propres au calcio comme le "rombo", ou d'en ajouter au lexique avec le fameux "biscotto".

Calcioscommesse: L'Euro a commencé dans l'infâmie. Le scandale des paris (scommesse) dans le football (calcio) a, une nouvelle fois, sali la réputation de l'Italie. Un international, Domenico Criscito, a même dû renoncer juste avant le départ pour la Pologne, étant témoin assisté dans l'affaire. Mais après le "Totonero" en 1980 (Loto noir) et le "Calciopoli" en 2006, l'Italie avait à chaque fois gagné la Coupe du monde. Un bon signe?

Biscotto: Venu des courses hippiques, où "donner le biscotto" (le biscuit) signifiait doper un cheval, le terme est devenu synonyme d'arrangement dans le football, quand un résultat convient à deux équipes qui se rencontrent, au détriment d'une troisième. L'Italie gardait un mauvais souvenir d'un Suède-Danemark (2-2) à l'Euro-2004 qui qualifiait les deux formations scandinaves au détriment de la "Nazionale". Elle avait peur d'un 2-2 entre Espagne et Croatie qui aurait eu les mêmes conséquences. Les Espagnols ont gagné 1-0 à la dernière minute.

Rombo: Losange. Désigne le milieu à quatre avec une pointe basse, ici le génial Andrea Pirlo, deux demi-excentrés, Claudio Marchisio à droite et Daniele De Rossi à gauche, et un milieu avancé, Thiago Motta ou Riccardo Montolivo, depuis les quarts. Les Anglais appellent cela le milieu en diamant, un terme qui conviendrait au bijou de milieu de terrain de Prandelli.

Catenaccio: Ce mot-là a perdu de sa saveur, tant Cesare Prandelli a réussi la révolution du jeu italien, basé sur la possession de balle et l'attaque. Mais quand elle mène, comme contre l'Allemagne en demi-finale, l'Italie sait resserrer le cadenas (catenaccio) de sa défense pour tenir un résultat.

Trilli Campanellino: Le nom italien de la Fée Clochette, immortalisé par Pirlo, appelé ainsi pour sa magie balle au pied et ses cheveux au vent.

Azzurri: Les Bleus, le surnom des joueurs en Italie, ou la "Nazionale", et non Squadra Azzurra.

Mezzapunta: Demi-pointe. Le rôle de soutien des attaquants, occupé par Montolivo, plus usité que "neuf et demi".

Cucchiaio: La cuillère. Les Italiens n'appellent pas les penalties en feuille morte les "Panenka", du nom du joueur tchèque Antonin Panenka qui réussit la première en mondovision, mais les cuillères. Comme la délicieuse servie par Pirlo au gardien anglais Joe Hart qui lui avait tiré la langue.

Profondita: Prendre la profondeur. Le credo de Prandelli, qui le hurle à Mario Balotelli depuis deux ans. Mais contre l'Allemagne, "Super Mario" a bien écouté et la leçon a payé. Lancé dans la "profondita" par Montolivo, il a gardé son avance sur Philipp Lahm pour marquer un but magnifique.

Cassano avait même utilisé un mot très grossier en italien pour qualifier les homosexuels, mais le calcio s'exprime mieux avec les pieds.

eba/smr/nip

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