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Euro-2012 - Le carnet de notes des vedettes annoncées

29/06/2012 06:40 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Cristiano Ronaldo, Andres Iniesta, Zlatan Ibrahimovic, Karim Benzema: ils étaient parmi les stars annoncées de l'Euro-2012 en Pologne et en Ukraine. A quelques jours de la finale, quel est le bilan de ces individualités ?

. Mission accomplie: Andrea Pirlo, Mario Balotelli et Andres Iniesta.

L'Euro s'est joué au rythme de Pirlo. "L'architecte" joue probablement le meilleur football de sa carrière et est devenu en trois semaines un prétendant sérieux au Ballon d'Or. Du résultat de dimanche dépendra peut-être sa place sur le podium... En attendant, il s'est déjà imposé comme le meilleur joueur de l'Euro, par sa maestria, ses dribbles de dégagement soyeux et son jeu de passes d'une incroyable justesse.

Balotelli a lui apporté de l'explosivité à l'Italie. Contesté en début de tournoi, il s'est libéré avec un joli but face à l'Eire. Son coéquipier Bonucci a alors dû le bâillonner pour l'empêcher de dire des bêtises. Mais il a ensuite laissé parler sa classe. Bon mais maladroit face à l'Angleterre, il a explosé contre l'Allemagne avec un doublé. Et l'on se souviendra longtemps de cette frappe ahurissante qui a laissé Neuer à genoux.

Même si l'Espagne peine à trouver la bonne formule en attaque, elle peut compter sur un Andres Iniesta constant et qui reste le rouage essentiel de son jeu offensif. Désigné deux fois homme du match, le Barcelonais a réussi son Euro malgré des statistiques minimalistes (une passe décisive).

. Bilan mitigé: Cristiano Ronaldo, Zlatan Ibrahimovic, Xavi, Mario Gomez et Mesüt Ozil.

Cristiano Ronaldo espérait forcément plus de cet Euro qu'une défaite en demi-finale. Mais s'il n'a rien pu faire contre l'Espagne, on n'oubliera pas ses deux matches de très haut niveau face à la République Tchèque et la Grèce.

Le constat est un peu le même pour Zlatan Ibrahimovic. Il ne peut évidemment se satisfaire d'une élimination en poules, mais à titre personnel, son Euro a été correct, avec deux buts (dont un magnifique contre la France) et une influence constante sur le jeu offensif de la Suède.

Il éclairera peut-être la finale, mais pour l'instant, Xavi n'a pas autant brillé qu'en 2010. Peut-être fatigué par ses longues saisons barcelonaises depuis plusieurs années, il lui manque le dixième de seconde d'avance qui faisait la différence au Mondial sud-africain.

L'élimination de l'Allemagne en demi-finale ternit aussi le bilan de ses individualités. On attendait ainsi sans doute un peu plus d'Ozil, qui a été bon sans être extraordinaire. Quant à Gomez, il avait débuté très fort avec trois buts en deux matches mais a décliné ensuite, jusqu'à son remplacement en demi-finale après une première période très faible.

. Ils sont passés au travers

Arrivé à l'Euro fort de ses 30 buts en championnat avec Arsenal, Robin Van Persie devait prendre sa revanche après un Mondial-2010 terminé avec un but seulement. C'est raté. Il n'a encore marqué qu'une fois et s'est en outre signalé par un match affreux face au Danemark. Mais il n'est pas le seul responsable du naufrage néerlandais, Robben, Huntelaar, Van Bommel ou Sneijder n'ayant pas fait mieux.

On attendait plus de Karim Benzema, épanoui au Real Madrid, mais insuffisant en Bleu à l'Euro. Il a certes donné deux passes décisives contre l'Ukraine, mais n'a pas marqué et sa tendance à fuir la surface de réparation a laissé perplexe.

Suspendu pour les deux premiers matches, Wayne Rooney n'en a eu que deux autres pour montrer de quoi il est capable. Il a marqué un but de 50 centimètres face à l'Ukraine, puis n'a rien fait de bon avec les rares ballons qui lui sont parvenus face à l'Italie, l'Angleterre ayant adopté une tactique ultra-défensive.

stt/nip

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