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Euro-2012 - La zone euro du foot crève les écrans du monde entier

29/06/2012 08:48 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Cristiano Ronaldo, Mario Balotelli, Sami Khedira et Iker Casillas ont fait rêver les fans de foot devant leurs écrans télé, ou multimédia, mais pas seulement sur le vieux continent, puisque l'UEFA constate des audiences ou téléchargements en hausse dans le monde entier.

"L'audience des matches neutres est en progression, c'est à dire dans des pays qui ne sont pas à l'Euro où même qui n'ont pas de visibilité foot au haut niveau mondial", se félicite Alexandre Fourtoy, directeur de la communication de l'UEFA rencontré à Varsovie par l'AFP dans son bureau du QG des diffuseurs de l'Euro-2012.

L'UEFA a recensé 206 détenteurs de droits, or la Fifa comptabilise... 206 nations membres: "aucun territoire non couvert" traduit M. Fourtoy.

Le foot du vieux continent grignote ainsi du terrain au nouveau monde. Le marché nord-américain, même s'il part de très bas, enregistre une progression d'audience de 95% sur ESPN pour les matches de groupes par rapport à la dernière édition, l'Euro-2008 en Autriche et en Suisse.

Et les Etats-Unis ont également fourni le plus grand nombre de visiteurs sur le site officiel de l'UEFA durant le tournoi.

La couverture horaire "live" de l'évènement dans un pays comme le Japon a progressé de 46% par rapport à 2008.

Des progrès dans les audiences ont été également notés par rapport à 2008 en Chine, au Brésil, en Australie, en Afrique du Sud, au Canada ou encore en Malaisie.

Ainsi le match Espagne-Italie (1-1) le 10 juin comptant pour le groupe C de l'Euro à Gdansk a recueilli plus d'audience en Australie que n'importe quel autre match de groupe de l'Euro-2008 vu dans ce pays.

Cette affiche a attiré en Chine 7 millions de personnes, soit une progression de 25% par rapport par rapport au match le plus regardé dans ce pays en 2008.

C'est prometteur pour la finale à Kiev le 1er juillet qui mettra aux prises à nouveau Espagnols, champions du monde et d'Europe en titre, et Italiens dont le dernier titre majeur remonte à la Coupe du monde-2006.

M. Fourtoy explique que "l'Euro est si fort" parce qu'il "existe toujours une dimension particulière entre Espagne et Portugal (une des demi-finales de l'Euro-2012) qu'il n'y a pas entre Côte d'Ivoire et Mexique par exemple dans une Coupe du monde".

Les audiences en télé payante en Afrique du Sud sont en progression de 230% par rapport à l'Euro-2008 et juste en retrait de 30% par rapport aux audiences durant les matches de groupe du Mondial-2010 organisé dans ce pays.

La vieille Europe n'est évidemment pas en reste par rapport à ces nouveaux marchés.

Le quart de finale Angleterre-Italie a été, avec 20,3 millions de téléspectateurs, le match d'un Euro le plus regardé au Royaume-uni depuis l'Euro-2004 avec un Angleterre-Portugal qui avait été vu par 20,7 millions.

Et, "shocking", cette audience dépasse au Royaume-uni celle du mariage du Prince William (13,6 millions de téléspectateurs) et le jubilé de diamant de la reine Elisabeth II (14,7 millions de téléspectateurs).

Ce match sera sans doute la plus grande audience globale jamais réalisée pour un quart de finale d'Euro, selon l'UEFA, qui a déjà comptabilisé 100 millions de téléspectateurs sur 20 marchés télévisuels avec encore plus de 100 diffuseurs qui n'ont pas encore donné leurs chiffres.

Les écrans télé traditionnels ne sont pas les seuls à diffuser le torse bombé d'un Balotelli rageur quand il vient de marquer. Les nouvelles technologies ne sont pas en reste.

L'application Ipad lancée par l'UEFA rencontre un franc succès à Hong Kong, en Malaisie et au Canada. "Un buzz classique sur internet c'est 2 millions de +downloads+ (téléchargements), avec l'Euro, c'est 10 millions", conclut M. Fourtoy.

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