NOUVELLES

Euro-2012 - Italie: Peu de temps devant soi, mais une foi indélébile

29/06/2012 12:57 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

"Nous n'avons qu'une journée, mais nous préparerons la finale (de l'Euro-2012) au mieux", a assuré vendredi le sélectionneur de l'Italie Cesare Prandelli, déterminé à trouver d'ici dimanche les faiblesses de l'Espagne, tenante du titre.

Les jambes commencent à être lourdes, mais la confiance donne des ailes.

Jeudi à Varsovie, les Azzurri ont fait une démonstration de force en demi-finale, à l'image du doublé tonitruant de Mario Balotelli, bourreau d'une Allemagne déboussolée (2-1).

"Pour la finale, on a économisé une demi-heure qui peut compter par rapport à l'Espagne, mais ils ont un jour de repos de plus", relevait Leonardo Bonucci en référence à la qualification de la Roja 24 h plus tôt, mais au bout des tirs au but contre le Portugal (0-0 a.p.; 4-2 t.a.b).

"J'espère réussir à préparer au mieux le match, même si nous avons seulement une journée", a abondé Prandelli vendredi à Cracovie, où la Nazionale a réintégré son camp de base.

Une journée qui ne sera pas de trop pour l'attaquant Antonio Cassano, dont l'autonomie ne dépasse plus guère l'heure de jeu. Comme pour le milieu de terrain Daniele De Rossi (sciatique) et le défenseur central Giorgio Chiellini, à peine remis d'une déchirure à une cuisse, qui ont eux joué l'intégralité de la demi-finale.

Sera-t-elle en revanche suffisante pour l'arrière-droit Ignazio Abate (cuisse gauche) déjà forfait contre l'Allemagne? Nul ne le sait encore, mais Prandelli pourra au moins compter sur Christian Maggio, de nouveau disponible après sa suspension.

Passé d'une défense à cinq contre l'Espagne et la Croatie en matches de poule, avec De Rossi reculé dans l'axe, à une défense à quatre depuis lors, avec une composition jamais figée en fonction des aléas (blessures, suspensions), Prandelli a toujours su trouver la bonne formule (seulement deux buts concédés).

Reviendra-t-il pour autant dimanche à cette tactique du match de Gdansk du 10 juin contre la Roja (1-1), qui avait posé tant de soucis aux hommes de Vicente Del Bosque?

"Nous chercherons les points faibles de l'Espagne, a juste fait savoir le technicien italien. Et nous travaillerons là-dessus, même si ça ne sera pas facile. Ils sont la référence à divers points de vue, mais nous aussi nous nous sommes améliorés avec le temps. Nous avons progressé, dans la condition physique comme dans la condition psychologique."

"Nous ne devons pas avoir peur de la confrontation avec eux, a-t-il appelé. A Gdansk nous avions disputé une excellente première période. Nous devons avoir le courage de jouer, avec nos idées, avec de la qualité. Nous devons jouer comme ça, proposer du jeu, qui plaît aux gens, aux 23 millions qui nous ont regardé à la télé. On ne peut pas revenir en arrière."

"L'Espagne le fait depuis longtemps, a-t-il encore argué, et cette génération a réussi à concrétiser, avec succès, cette idée de jeu. Ils sont champions du monde et d'Europe et de nouveau en finale. Cela confirme qu'ils ont non seulement des qualités techniques mais aussi morales et de tempérament."

Du tempérament, ses joueurs en ont aussi à revendre. De Balotelli, qui a mis toute l'Italie d'accord avec son doublé après un début de tournoi mal parti, à Andrea Pirlo, déclaré trop vieux pour le service au sortir d'un Mondial-2010 désastreux et qui plane sur cet Euro.

Et que dire du capitaine Gianluigi Buffon qui a vite calmé l'euphorie ambiante après la demi-finale: "J'étais énervé au coup de sifflet final parce que je ne fête pas les deuxièmes places, et j'étais en colère contre nous. Quand tu peux marquer sept buts contre l'Allemagne, il faut en marquer sept".

"On doit être plus matures, être conscients que si le football est un jeu, quand on arrive en finale du championnat d'Europe, ce n'est plus un jeu", a-t-il dit. L'Espagne est prévenue.

eba/nip

PLUS:afp