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Euro-2012 - Iniesta, Ramos et Casillas, valeurs sûres de l'Espagne

29/06/2012 11:14 EDT | Actualisé 29/08/2012 05:12 EDT

Moins spectaculaire que lors des sacres européen de 2008 et mondial de 2010, le jeu des Espagnols repose toutefois sur quelques individualités qui ont à nouveau su démontrer dans cet Euro-2012 toute l'étendue de leur talent quand d'autres, comme Xavi, se sont montré émoussés.

Gros plan sur quatre Espagnols qui, en finale dimanche à Kiev contre l'Italie, pourront faire un peu plus entrer la Roja dans l'histoire du football, avec un triplé inédit Euro-Mondial-Euro.

- Iniesta, l'arme fatale.

Avec le maestro des Italiens Andrea Pirlo, il est incontestablement l'un des meilleurs joueurs de cet Euro. Au sein d'une Roja moins tranchante en attaque en l'absence de David Villa blessé, le petit (1,69 m) milieu du Barça est assurément l'arme offensive n°1 des Espagnols. Déjà élu par deux fois homme du match (contre l'Italie et la Croatie en poule), Iniesta régale le public par ses gestes techniques précis mais jamais gratuits, sa faculté à trouver des brèches et ses accélérations imprévisibles. Héros national depuis son but lors de la prolongation de la finale du Mondial-2010 contre les Pays-Bas (1-0), le joueur de 28 ans formé au Barça peut un peu plus rentrer dans le Panthéon de la gloire en marquant la finale de son empreinte.

- Ramos, la vérité est au centre.

Toujours bien placé, intransigeant dans le marquage, il est le véritable patron de la défense espagnole. Et l'un des secrets de l'hermétisme de ce bloc de quatre qui n'a encaissé qu'un seul but (contre l'Italie) au cours du tournoi. Le recentrage de cet ancien latéral droit, initié cette saison par Mourinho au Real Madrid puis repris par Del Bosque en sélection (face au forfait de Carles Puyol) s'avère une idée en or. Bon de la tête, précieux dans la relance, Ramos est un roc dans cet Euro, aux côtés du Catalan Gerard Piqué, également bien revenu après une saison compliquée. Le duel de ces deux-là avec la paire Cassano-Balotelli promet d'être de haute volée.

- Casillas, l'ange-gardien.

Le portier et capitaine de la "Seleccion" a une fois de plus prouvé lors de cet Euro qu'il ne manque jamais les grands rendez-vous. Bête de compétition, il a à nouveau su répondre présent quand son équipe avait le plus besoin de lui. Son arrêt-réflexe face au Croate Rakitic, quand l'Espagne pouvait encore être éliminée à l'issue de la phase de poules, puis sa parade sur le tir au but de Moutinho en demi-finale contre le Portugal ont une nouvelle fois justifié son surnom de "San Iker". Lors de la finale, son mano a mano avec Buffon, gardien italien tout aussi providentiel, devrait tenir ses promesses.

- Fabregas, faux neuf, vraie alternative.

Au sein d'une Roja qui peine à trouver un vrai remplaçant à son meilleur buteur David Villa, Cesc Fabregas est l'une des solutions utilisées par Del Bosque dans cet Euro. Le sélectionneur espagnol l'a ainsi utilisé dans tous les matches comme "faux neuf", dont deux fois comme titulaire. Et le Catalan s'est plutôt montré efficace, avec deux buts inscrits. Face à l'Italie, il y a de fortes chances pour que le milieu du Barça soit à nouveau aligné en "faux neuf" d'entrée de jeu, dans la mesure où il semble posséder un "feeling" particulier face à cette équipe. Lors du match de poule face aux Azzurri, c'est lui qui a égalisé. Et dans le quart de finale de l'Euro-2008, déjà, il avait inscrit le dernier tir au but face aux Italiens (0-0; 4-2).

cle/nip

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