NOUVELLES

Wall Street ouvre en baisse, peu confiante pour le sommet européen

28/06/2012 10:01 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Wall Street a ouvert en repli jeudi, sceptique quant aux chances de résultats du sommet européen de Bruxelles et prudente avant un jugement décisif de la Cour suprême américaine sur la réforme de la santé de Barack Obama: le Dow Jones cédait 0,73% et le Nasdaq 0,76%.

Vers 13H55 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 92,00 points à 12.535,01 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 21,92 points à 2.853,40 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 abandonnait 0,57% (-7,55 points) à 1.324,30 points.

La Bourse de New York avait terminé en hausse mercredi, portée par deux indicateurs américains encourageants: le Dow Jones Industrial Average avait pris 0,75% à 12.627,01 points et le Nasdaq 0,74% à 2.875,32 points.

Le marché est animé par un "profond scepticisme" à propos du sommet européen qui vient de s'ouvrir à Bruxelles et qui doit durer deux jours, a indiqué Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

Les investisseurs estiment "qu'aucun résultat tangible" ne résultera de cette rencontre, a-t-il dit, soulignant que la crise continuait "à s'aggraver".

"Le mieux que l'on puisse dire pour aujourd'hui c'est que les attentes sont faibles", a-t-il souligné.

En particulier, les investisseurs suivaient les débats sur la mutualisation de la dette des pays de la zone euro, un projet souhaité par Wall Street.

Cette mutualisation des dettes, catégoriquement rejetée par Berlin, est en revanche préconisée par la France, l'Italie et la Commission européenne.

Les dirigeants des 27 pays de l'UE doivent discuter notamment des réformes à apporter au système bancaire et des règles budgétaires, alors que la pression s'accroît sur l'Espagne ou l'Italie, qui voient s'envoler leurs taux obligataires à des niveaux ingérables sur la durée.

Par ailleurs, aux Etats-Unis, l'actualité était chargée également.

"Les cours risquent d'être volatils aujourd'hui entre la publication de statistiques et la décision de la Cour suprême sur la loi sur l'assurance maladie", ont résumé les analystes de Wells Fargo.

La plus grande réforme du président démocrate, en pleine campagne pour sa réélection, vise à assurer une couverture maladie à 32 millions d'Américains qui en sont dépourvus. Au coeur de la controverse: une disposition qui rend obligatoire pour tous les Américains de se doter d'une couverture maladie avant 2014, sous peine de sanctions financières.

Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,585% contre 1,621% mercredi et celui à 30 ans à 2,665% contre 2,693%.

sab/sl/sf

PLUS:afp