NOUVELLES

Une grève en mer du Nord et l'Iran font progresser le pétrole à New York

28/06/2012 09:37 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse à New York jeudi, portés par la prochaine entrée en vigueur de l'embargo européen contre le pétrole iranien, ainsi que par les perturbations dans la production en mer du Nord en raison d'une grève.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août gagnait 11 cents par rapport à mercredi, à 80,32 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Plus de 700 employés norvégiens du groupe pétrolier Statoil sont en grève depuis dimanche après une rupture des négociations sur les retraites. Cela affecte la production de pétrole et de gaz de Statoil sur les champs de Oseberg et Heidrun, en mer du Nord.

"Cela engendre une chute des approvisionnements qui commence à peser sur les cours", a constaté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

La chute de production atteint désormais 15% de la production nationale norvégienne, soit 240.000 barils par jour, a noté Commerzbank.

"Le syndicat envisage de discuter demain d'un renforcement du mouvement", a noté la banque allemande.

En outre, les cours étaient soutenus par "l'entrée en vigueur ce week-end des sanctions européennes contre l'Iran", a ajouté Andy Lipow.

Décrété le 23 janvier, l'embargo pétrolier doit entrer en vigueur à compter de dimanche pour les contrats signés avant cette date. Il est destiné, en liaison avec les mesures américaines similaires, à faire pression sur Téhéran pour qu'il mette un terme à son programme nucléaire controversé.

Une dizaine d'Etats européens, essentiellement l'Italie, l'Espagne et la Grèce, achetaient jusqu'ici près de 20% des exportations de pétrole iranien, alors que le pays tire 80% de ses revenus en devises du pétrole.

Enfin, les opérateurs gardaient un oeil sur le sommet européen qui doit débuter sous peu à Bruxelles. "Le marché veut savoir si l'Allemagne va accepter la mutualisation de la dette" des pays de la zone euro, a indiqué Andy Lipow.

Cette mutualisation des dettes, catégoriquement rejetée par Berlin, est en revanche préconisée par la France, l'Italie et la Commission européenne.

Le sentiment du marché est partagé entre "espoir" et "crainte de voir cette réunion s'achever sans résultat", a résumé Matt Smith, de Summit Energy.

sab/sl/sam

PLUS:afp