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Syrie: Annan recommande une série d'étapes pour une transition démocratique

28/06/2012 01:30 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Le médiateur international Kofi Annan préconise une série d'étapes "claires et irréversibles" vers une transition démocratique en Syrie, dont un "gouvernement provisoire d'union nationale", dans un document préparé en vue de la réunion de Genève samedi.

Dans ce document, intitulé "directives et principes pour une transition menée par les Syriens" et dont l'AFP a obtenu copie de la part de diplomates, M. Annan souligne "qu'il revient au peuple (syrien) de déterminer l'avenir du pays".

Il envisage une aide internationale "importante" en cas d'accord entre pouvoir et opposition sur une transition.

Ce document de travail a été soumis aux membres du "Groupe d'action" sur la Syrie qui se réunissent à Genève samedi, dont les membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume uni), ainsi que la Turquie et des pays membres de la Ligue arabe.

Le texte insiste sur la nécessité d'établir "des étapes claires et irréversibles dans la transition selon un calendrier précis" mais ne fixe pas d'échéance.

Parmi les étapes figure "la mise en place d'un gouvernement provisoire d'union nationale qui puisse créer un environnement neutre" favorable à cette transition. Ce gouvernement, qui exercerait de "véritables pouvoirs exécutifs" pourrait inclure "des membres du gouvernement actuel, de l'opposition et d'autres groupes" non précisés.

Mais en seraient exclus ceux dont la présence "pourrait nuire à la crédibilité de la transition et mettre en danger la stabilité et la réconciliation", ajoute le texte.

Certains diplomates ont suggéré que cette clause pourrait impliquer un départ du pouvoir du président Bachar al-Assad et que la Russie, fidèle alliée de Damas, n'y serait plus opposée. Mais Moscou a refroidi jeudi les espoirs d'un accord, son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov réaffirmant qu'elle n'accepterait aucune "recette imposée de l'extérieur" et qu'il "n'y avait pas de projet approuvé" pour la conférence de Genève.

avz/lor

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