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Sit-in de salafistes au Sud-Liban pour réclamer le désarmement du Hezbollah

28/06/2012 02:20 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Un religieux sunnite salafiste et ses partisans, sympathisants des rebelles en Syrie, observaient un sit-in jeudi à Saïda, dans le sud du Liban, pour réclamer le désarmement du mouvement chiite Hezbollah, allié du régime syrien, selon un journaliste de l'AFP.

Les partisans de cheikh Ahmed Assir ont débuté le sit-in dans la nuit de mercredi à jeudi, rassemblant plus d'une centaine de personnes au milieu de la route à l'entrée nord de la ville où ils empêchaient les voitures de passer.

Jeudi, ils ont ramené des tentes, des chaises et des matelas qu'ils ont empilés au milieu de la route.

Cheikh Assir a indiqué que les manifestants ne quitteraient pas les lieux "tant que le Hezbollah n'est pas désarmé et que ses armes ne sont pas remises à l'Etat".

Le Hezbollah, majoritaire au gouvernement et considéré comme la force militaire la plus puissante au Liban, estime que son arsenal est indispensable face à Israël, alors que l'opposition estime que l'Etat devrait avoir le monopole sur les armes.

Un "dialogue national" portant sur la stratégie de défense nationale censée déterminer l'avenir de l'arsenal du Hezbollah a débuté en 2006 entre les camps rivaux et piétine depuis.

"La manifestation vise à retirer les armes qui soutiennent le régime en Syrie", a ajouté le salafiste.

Cheikh Ahmad Assir, un islamiste qui a fait parler de lui ces derniers temps en organisant des sit-in pour dénoncer la répression de la révolte en Syrie, s'en est pris violemment au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un talk-show dimanche sur la chaîne privée Al-Jadeed.

Lundi, l'immeuble abritant cette chaîne a été la cible de tirs, et les forces de sécurité ont arrêté un assaillant qui, selon des habitants, était un partisan du Hezbollah. Mais après l'arrestation, un groupe d'hommes masqués a bloqué des routes de la capitale et brûlé des pneus pendant deux nuits consécutives.

Le Liban est secoué par des violences meurtrières depuis des semaines entre partisans du régime de Bachar al-Assad et supporters des rebelles syriens.

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