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Meurtres au CHUM : le choc passé, des questions sur la sécurité et les réductions budgétaires

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La direction du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) assure que les normes de sécurité ont été respectées à l'hôpital Notre-Dame où un patient de l'aile psychiatrique est accusé d'avoir attenté à la vie d'une patiente, une dame âgée de 71 ans.

Dans un point de presse jeudi, le directeur général associé du CHUM Yvan Gendron a résumé les faits. Il a déclaré que le patient présumé agresseur a été hospitalisé aux soins intensifs psychiatriques le 16 juin.

Le 22 juin, le chef de l'unité a prévenu la police après qu'une patiente eut été agressée par un patient de la même unité. Toujours le 22 juin, l'hôpital a averti le coroner après le décès d'un patient, et il a de nouveau prévenu le coroner le 23 au sujet du décès d'un autre patient.

La mort des deux patients concernés, des hommes âgés de 69 et 71 ans, avait jusque-là été jugée naturelle. Les autopsies des deux hommes auraient révélé qu'ils sont morts par asphyxie.

Le patient accusé d'avoir agressé une dame âgée était connu des policiers. Il a été accusé de plusieurs méfaits depuis 2003, notamment d'entrée par effraction, de voies de fait et d'entrave au travail d'un policier.

Il reviendra devant le juge dans un mois, après son évaluation psychiatrique. Le Service de police de la Ville de Montréal verra à ce moment s'il dépose d'autres accusations contre lui.

C'est sa conjointe qui aurait forcé son hospitalisation à cause d'un délire paranoïde.

La direction du CHUM a précisé que l'hôpital n'est pas un milieu carcéral et que l'évaluation des risques posés par le suspect a été faite de façon régulière, ajoutant qu'il n'y avait aucun signe avant-coureur. Elle assure qu'elle collabore pleinement à l'enquête.

Des inquiétudes sur la sécurité

De son côté, le président du Syndicat des professionnels en soins de santé (SPSS) du CHUM Guy Brochu a déclaré qu'il avait mis en garde la direction de l'établissement, l'an dernier, lorsqu'elle a annoncé des compressions budgétaires en psychiatrie de 200 000 $ en salaires.

Quant au Conseil pour la protection des malades s'interroge sur les procédures d'admission en psychiatrie à l'Hôpital Notre-Dame. « Cette personne a-t-elle été bien diagnostiquée quand elle a été admise? Si elle était violente ou avait un passé violent dans son dossier, pourquoi ne l'a-t-on pas confinée à un lieu sécuritaire pour elle et surtout pour les autres? », dit le président de l'organisme, Paul Brunet.

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