Publicité négative: Pauline Marois ne regrette pas d'avoir battu de la casserole dans Argenteuil

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PAULINE MAROIS
PC

MONTRÉAL - Pauline Marois n'hésiterait pas à brandir de nouveau les couvercles de casseroles si on l'y invitait. La chef péquiste estime d'ailleurs que son adversaire politique aurait avantage à descendre lui aussi dans la rue afin de prendre le pouls de la population.

Même si le Parti libéral a tourné en dérision la prestation de Pauline Marois dans une publicité à caractère négatif, la principale intéressée a maintenu que sa décision de prendre part à une manifestation de casseroles était la bonne.

«Je le referais, parce que ça s'est fait dans un moment très festif, à l'occasion de l'élection complémentaire dans Argenteuil. Je n'aurais pas pris l'initiative d'aller battre de la casserole, mais cette initiative a été prise par les gens du comté et j'étais très heureuse d'être à leurs côtés (...)», a lancé la chef de l'opposition.

D'ailleurs, au dire de Mme Marois, le premier ministre devrait s'intéresser davantage aux préoccupations des citoyens qui battent le pavé.

«Je pense que M. Charest, il aurait intérêt à aller marcher un petit peu dans la rue. Il comprendrait peut-être mieux ce que les Québécois et les Québécoises attendent de leurs gouvernants.»

L'image que l'on devrait retenir de cette publicité, a plaidé la chef péquiste, devrait être celle d'une politicienne de vision qui a un projet de société à proposer aux citoyens du Québec.

«Je crois qu'il s'est passé quelque chose de majeur depuis les derniers mois au Québec, provoqué par une très mauvaise décision du gouvernement de M. Charest, mais ça a permis d'amener des gens à réfléchir à l'avenir du Québec, à ce qu'ils voient comme projet de société, et moi je suis très heureuse de cela», a-t-elle suggéré.

Pauline Marois a tenu ces propos jeudi matin lors d'une conférence de presse organisée à Montréal pour annoncer le départ d'un vétéran du Parti québécois (PQ), Sylvain Simard.

Le député âgé de 67 ans était le seul membre de l'opposition officielle à n'avoir jamais arboré le carré rouge, symbole du mouvement étudiant.

«Cette histoire du fameux carré rouge n'a rien à voir avec ma décision. Je partage les idées de mon parti», a assuré le député de Richelieu, selon qui il est tout à fait sain de «marquer un peu sa différence» sans pour autant remettre en question l'orientation de sa formation politique.

En fait, la «liberté» d'épingler ou pas le bout de tissu écarlate témoigne de la liberté dont jouissent les députés du PQ, a souligné M. Simard.

«Auriez-vous pu imaginer (...) un député libéral avec un carré rouge? Je suis convaincu que s'il y avait eu la même liberté (qu'au PQ), il y en aurait eu quelques-uns», a-t-il exposé.

Sylvain Simard se retire de la vie politique après avoir été élu lors de cinq élections consécutives dans sa circonscription. Sa première victoire électorale remonte à 1994.

M. Simard a mentionné qu'il tenait à compléter son mandat avant de se retirer — d'ailleurs, à son avis, les élus qui quittent le navire à mi-mandat ne devraient pas avoir droit à une prime de départ, à moins que leur départ ne soit dû à des circonstances exceptionnelles.

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