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Moment de frayeur pour Obama qui a cru que sa réforme santé était invalidée

28/06/2012 04:44 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama a connu jeudi un moment de frayeur, quand il a cru pendant quelques instants --induit en erreur par des chaînes d'information en continu-- que sa réforme de l'assurance maladie avait été rejetée par la Cour suprême.

Dans l'attente de la décision --finalement dans l'ensemble très favorable à sa réforme-- Barack Obama suivait à proximité du Bureau ovale les informations sur quatre chaînes télévisées en même temps, ont rapporté jeudi des responsables de la Maison Blanche.

CNN et Fox News ont alors dans un premier temps rapporté de manière erronée que la Cour avait invalidé la pièce maîtresse de la loi et aussi la plus contestée: l'obligation pour tout Américain de se doter d'une assurance maladie avant 2014, finalement approuvée dans son principe.

Désarçonné, le président a toutefois été rapidement rejoint par sa conseillère juridique Kathy Ruemmler, qui l'a immédiatement rassuré en pointant deux pouces en l'air, a déclaré un responsable sous couvert d'anonymat.

Le président a alors serré dans ses bras Mme Ruemmler avant de passer un premier coup de téléphone à l'avocat général Donald Verrilli, qui représentait l'Etat fédéral devant la Cour suprême.

Barack Obama n'a toutefois pas été le seul à Washington à avoir été induit en erreur à ce moment précis: plusieurs élus républicains se sont réjouis un peu vite sur le réseau Twitter.

"Bonne nouvelle pour le peuple américain", s'est ainsi félicité le républicain Tom Rooney. "Que la liberté retentisse", a de son côté "twitté" l'élu républicain Dennis Ross.

Tous deux ont effacé leurs premières réactions. Mais elles ont été publiées --aux côtés de plusieurs autres réactions du même acabit-- par le site Politwoops.sunlightfoundation.com, qui a précisément pour objectif de conserver et publier les "tweets" effacés des hommes politiques, dans le but de faire progresser la transparence de la vie politique américaine.

Les décisions de la Cour suprême sont entourées d'un tel secret que même les plus hauts responsables américains ne les connaissent pas avant que la Cour ne les rende publiques.

col/mdm/lor

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