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Missions d'évaluation du FMI en Grèce et à Chypre "la semaine prochaine"

28/06/2012 11:09 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi qu'il enverrait "la semaine prochaine" une équipe en Grèce et une autre à Chypre afin de préparer le terrain à des discussions officielles entre l'organisation et ces deux pays.

Un porte-parole du Fonds, Gerry Rice, a indiqué à la presse que ces équipes seraient en "mission d'évaluation".

Le Fonds avait annoncé mercredi avoir reçu une demande d'assistance financière de la part de Chypre à laquelle il dit être "prêt" à répondre. Cette aide se ferait dans le cadre d'un partenariat avec l'Union européenne et la Banque centrale européenne (BCE), comme c'est déjà le cas pour la Grèce.

Athènes veut renouer au plus vite les discussions avec le FMI afin que celui-ci reprenne le versement de son assistance financière, suspendue depuis début mai, et souhaite renégocier les conditions posées par le Fonds en échange de son soutien.

"Nous voulons écouter le nouveau gouvernement" grec, a assuré M. Rice.

Le porte-parole faisait là référence au gouvernement d'Antonis Samaras formé après les législatives du 17 juin ayant permis l'émergence d'une majorité favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro.

Pour le FMI néanmoins, "la base des discussions (avec la Grèce) reste le programme (de réformes économiques) qui a été accepté" par Athènes et ses bailleurs de fonds internationaux, a précisé M. Rice, indiquant qu'il ne pouvait donner aucune date pour la reprise des discussions officielles entre Athènes et le Fonds ou pour le déblocage de la prochaine tranche du prêt à la Grèce. "Chaque chose en son temps", a-t-il répété à plusieurs reprises.

La cure de rigueur à laquelle se retrouve contrainte la Grèce est particulièrement mal vécue dans le pays.

"Si le nouveau gouvernement grec a des idées sur la façon dont les objectifs de ce programme (de réformes) peuvent être atteints, alors nous sommes ouvert à (des) discussions" sur le sujet, a indiqué M. Rice, ajoutant que le Fonds était "évidemment préoccupé par la récession et le niveau élevé du chômage" dans le pays.

En réponse à une question évoquant la possibilité que la Grèce se retrouve en défaut de paiement fin juillet sans nouveau déblocage de l'aide de ses soutiens internationaux, M. Rice a simplement estimé que "les autorités pouvaient gérer le budget pendant quelque temps" et que les discussions à venir devraient aider "à définir ce qui est requis".

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