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L'opposition refuse de participer à un gouvernement avant le départ d'Assad

28/06/2012 10:08 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

La principale coalition de l'opposition syrienne a annoncé jeudi son refus de participer à tout gouvernement avant le départ du président Bachar al-Assad du pouvoir, en réaction à une proposition de cabinet de transition par le médiateur international Kofi Annan.

"L'opposition n'a pas encore reçu les détails de la proposition de l'émissaire Kofi Annan (...) mais sa position constante est qu'elle refuse de participer à tout projet politique tant que Assad n'a pas été chassé du pouvoir", a indiqué à l'AFP Georges Sabra, porte-parole du Conseil national syrien (CNS).

"La position de l'opposition est claire, elle ne peut participer à un gouvernement sous Bachar al-Assad", a insisté M. Sabra.

Il a précisé que "l'ensemble de l'opposition se réunira le 2 juillet au Caire en vue de parvenir à une vision unifiée concernant la période de transition et l'avenir de la Syrie".

"Nous sommes avec notre peuple dans cette grande confrontation et le Conseil de sécurité de l'ONU doit assumer la responsabilité de la poursuite des violences après que le régime a bloqué tous les plans arabes et internationaux préconisant une solution", a poursuivi l'opposant.

"Ils (les Occidentaux) doivent se rendre compte que le peuple est massacré au quotidien", a-t-il ajouté.

De leur côté, les Frères musulmans de Syrie, influente composante du CNS, ont critiqué la proposition de M. Annan, estimant qu'il s'agit d'une suggestion "absurde" alors que le régime poursuit ses exactions selon eux.

"Le temps n'est plus aux initiatives absurdes", a affirmé la confrérie.

"Former un gouvernement dit d'union nationale dans un climat de meurtres, d'arrestations et de tortures, c'est se leurrer soi-même et faire le jeu du régime", ajoutent-ils.

"M. Annan n'a pas réussi jusqu'à présent à aider les sinistrés et les nécessiteux, pas même avec une bouteille de lait ou un médicament, et il vient aujourd'hui nous parler d'un gouvernement d'union nationale", ont-ils ironisé. Selon un diplomate de l'ONU, le plan Annan propose de réunir des partisans du régime de Damas et des membres de l'opposition dans un gouvernement de transition dont le président Bachar al-Assad pourrait être exclu.

Le conflit en Syrie a fait en 15 mois plus de 15.800 morts, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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