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Le Canada veut jouer un rôle dans l'exploitation du pétrole et du gaz israéliens

28/06/2012 05:33 EDT | Actualisé 28/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le Canada pourrait avoir la chance de prendre part au développement des industries pétrolière et gazière d'Israël, a annoncé jeudi le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Oliver. Et le fait que le gouvernement de Stephen Harper soit devenu l'un des plus fervents défenseurs de l'État hébreu ne nuira certainement pas à cette démarche.

En visite à Israël, M. Oliver s'est adressé aux journalistes canadiens par le biais d'une téléconférence après une rencontre privée avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Le ministre Oliver a indiqué qu'il avait conclu une série d'ententes de coopération, notamment dans le domaine de l'énergie, et que ses discussions avec le gouvernement et les représentants du monde des affaires israéliens laissaient entendre que le Canada pourrait jouer un rôle important dans l'exploitation des réserves de pétrole et de gaz d'Israël.

Pendant plusieurs années, le petit pays du Proche-Orient a été vu comme une anomalie dans la région en raison de son manque de ressources. Mais la confirmation récente de la présence de pétrole et de gaz naturel au large de ses côtes a changé la donne.

Israël souhaite aussi développer ses importantes réserves d'huile de schiste maintenant que les prix sur le marché mondial rendent sa production possible.

Selon Joe Oliver, le Canada pourrait donc profiter de cette manne s'il agit rapidement. «Nous avons l'expérience, nous avons l'expertise et ils en ont besoin, comme ils ont besoin de capitaux. Parce que c'est nouveau et parce qu'(Israël) n'a pas encore l'expertise, qu'il finira sans aucun doute par développer, c'est l'occasion pour nous d'être là tôt dans le processus afin de fournir des services et d'investir», a-t-il expliqué.

Le ministre a précisé qu'Israël était actuellement en pourparlers avec Chypre au sujet de la prospection, parce que les droits territoriaux pour les réserves découvertes dans l'est de la mer Méditerranée sont revendiqués par plusieurs pays, dont la Turquie.

M. Oliver a reconnu que la situation était complexe, mais potentiellement lucrative pour les entreprises du Canada du secteur de l'énergie. Il espère d'ailleurs convaincre le ministre israélien de l'Énergie de visiter Toronto et Calgary afin de discuter des possibilités avec les chefs de file de l'industrie énergétique canadienne.

Le Canada a signé un accord de libre-échange avec Israël il y a 15 ans, mais sa relation avec l'État hébreu, particulièrement sur le plan politique, s'est resserrée depuis l'élection de Stephen Harper en 2006 et de Benyamin Nétanyahou en 2009.

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